"L'interview qui tue !" disponible sur internet

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/12/2014 à 19H34, publié le 24/12/2014 à 19H35
Un panneau avec l'affiche de "The Interview" à Venice, en Californie, le 19 décembre 2014

Un panneau avec l'affiche de "The Interview" à Venice, en Californie, le 19 décembre 2014

© Chistopher Polk / Getty Images / AFP

Les studios Sony ont annoncé mercredi que leur comédie "L'interview qui tue!" sur un complot d'assassinat fictif du dirigeant nord-coréen Kim Jung-Un, était disponible à la location sur plusieurs plateformes internet, dont YouTube, depuis 18H00 GMT, soit 19h heure de Paris.

Le film est désormais censé être disponible sur Google Play, YouTube Movies, Xbox Video de Microsoft et sur le site spécialement créé www.seetheinterview.com au prix de 5,99 dollars à la location, 14,99 dollars à la vente, indique Sony dans un communiqué.

"Sony a toujours eu l'intention de diffuser le film sur une plateforme nationale", a fait valoir le directeur général de Sony Michael Lynton dans un communiqué.

Le film sort jeudi aux États-Unis
Le film doit sortir jeudi dans plus de deux cents salles aux États-Unis, contre les 2.500 initialement envisagés, malgré les menaces proférées par des pirates informatiques.

"Nous n'avons jamais abandonné l'idée de distribuer 'L'interview qui tue!' et nous sommes heureux que notre film sorte (...) le jour de Noël", avait déclaré il y a quelques jours Michael Lynton.

Maëlstrom diplomatique
Sony Pictures avait fait volte-face mardi en autorisant la sortie limitée du film, au centre d'un maëlstrom diplomatique et technologique après une cyber-attaque dont a été victime le groupe. La compagnie avait dans un premier temps consterné Hollywood en annonçant la semaine dernière renoncer à la diffusion du film, après le refus annoncé, par les principales chaînes de cinéma, de diffuser la comédie.

Acteurs et réalisateurs avaient dénoncé une grave atteinte à la liberté d'expression et une victoire du terrorisme. Côté politique, de nombreux parlementaires, dont le républicain John McCain, s'étaient aussi élevés contre cette décision et le président américain Barack Obama avait déploré "une erreur" de Sony Pictures.

Un "acte de terrorisme", selon Pyongyang
Cette comédie a été qualifiée "d'acte de terrorisme" par Pyongyang qui a, selon les autorités américaines, commandité la gigantesque attaque informatique dont Sony Pictures a été victime il y a un mois. Le régime communiste nie être impliqué dans le piratage au cours duquel les données personnelles de 47.000 employés et collaborateurs de Sony Pictures ont été dérobées, mais avait loué les auteurs.