FIFF de Namur : "Puppy Love", la naissance du désir

Par @Culturebox
Mis à jour le 08/10/2014 à 15H36, publié le 08/10/2014 à 15H27
Scène de "Puppy love"

Scène de "Puppy love"

© Entre Chien et Loup

Le Festival internationale du film francophone se poursuit jusqu'au 10 octobre à Namur (Belgique). Le public a pu y découvrir mercredi "Puppy Love" de Delphine Lehericey, un film sur les 400 coups de l'adolescence d'aujourd'hui. Aux antipodes de "La Boum" et même de "Lol"...

Il pleut sur Namur ! Ce matin de fines gouttelettes recouvrent les visages des comédiennes belges dont les photographies ornent la place d'Armes dans le cœur historique de la ville.
Affiche du FIFF 2014
Anne Coesens, Yolande Moreau, Cécile de France sont toutes passées ici. Une météo qui sied à la capitale de la Wallonie et ici l'automne du cinéma rayonne depuis presque trois décennies sur le cinéma francophone.

Delphine Lehericey n'est pas connue en France. Son film franco-suisse présenté ce mercredi est l'anti "Lol", l'anti "Boum"... "Puppy Love" nous plonge dans la vie de Diane une ado solitaire qui vit en Belgique avec son père (Vincent Perez) et son petit frère. De la mère, jamais il ne sera question. C'est le grand mystère qui n'intéresse personne finalement...
Puppy Love est un de ces films du réel ou la caméra capte sur les visages ce qu'il convient d'appeler l'âge des possibles. "Tu sais qu'un jour tu vas y passer !" Là est la grande question. Diane n'a pas encore trouvé celui qui... Le garçon qui... C'est sans compter sur la sulfureuse Julia, la nouvelle voisine délurée qui arrachera Diane à l'enfance. Sur l'écran, jolie brune piquante, Diane pourrait être la petite sœur de Gemma Arterton. Son corps est une arme affûtée pour parvenir à ses fins, elle entraîne la jeune héroïne dans son monde de perversité en la faisant assister à ses ébats jusqu'à la transgression absolue dans les cinq dernières minutes du film...

Adepte du sexe sans amour et des aventures jetables, Diane est ce qu'on appelle une amitié particulière, ambiguë. Porté par la BO décapante d'un groupe de Liège, ce film sur les 400 coups de l'adolescence en 2013, sur la naissance du désir et de la sexualité se promène désormais de festival en festival. Si la Belgique décrite ici est celle des années lycées, notre jeune héroïne perdra ses illusions et se révélera à elle même sur les rives d'un lac suisse. Il faut toujours se méfier des eaux un peu trop calmes.