[Deauville] Vincent Lindon, Lou Doillon, Pierre Lescure... jurés du festival

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 29/08/2013 à 18H50, publié le 12/08/2013 à 18H35
Le jury du festival de Deauville 2013

Le jury du festival de Deauville 2013

© Culturebox/AFP/Sipa/MaxPPP

Vincent Lindon succède à Sandrine Bonnaire à la tête du jury, composé de huit autres personnalités, qui aura pour tâche d’établir le palmarès, attendu le samedi 7 septembre, de la 39e édition du Festival du cinéma américain de Deauville, qui débute vendredi 30 août.

Vincent Lindon
Vincent Lindon ausculte Soko dans "Augustine" de Alice Winocour

Vincent Lindon ausculte Soko dans "Augustine" de Alice Winocour

© ARP Sélection
Curieux parcours que celui de Vincent Lindon. Né en 1959 à Boulogne-sur-Mer, fils d’industriel, et descendant de diamantaires, il séjourne un temps aux Etats-Unis, puis passe par la case journaliste au quotidien « Le Matin ». C’est finalement la comédie qui lui fait de l’œil, mais il commencera au cinéma comme aide-costumier sur « Mon oncle d’Amérique » (1980) d’Alain Resnais.

Entré au cours Florent, il a comme professeur Francis Huster qui le remarque et le recommande à Paul Boujenah pour interpréter son premier rôle à l’écran dans « Le Faucon » en 1983 - un polar -, Huster en étant l’interprète principal. Lancé, il enchaîne des seconds rôles dans « Notre histoire » (1984), de Bertrand Blier, « 37°2 le matin » (1985) de Jean-Jacques Benneix, ou « Quelques jours avec moi » (1988) de Claude Sautet, au côté de Sandrine Bonnaire. La même année, il atteint le haut de l’affiche auprès de Sophie Marceau dans « L’Etudiante », de Claude Pinoteau.
Il ne cesse depuis de tourner, avec Claude Lelouch, Tony Gatliff, Coline Serreau, Pierre Jolivet, pour lequel il interprète cinq films, Benoît Jacquot, Claire Denis, Pascal Thomas… Ses partenaires ont pour nom Gérard Darmon (neufs films), François Berléand (huit films), Roshdy Zem (cinq films), Sandrine Kiberlain (quatre films), avec laquelle il se marie en 1998 et dont il aura une fille avant de se séparer, Emmanuelle Devos (trois films)…

Parmi ses films les plus récents émergent « Pour elle » (2008) de Fred Cavayé avec Diane Krueger, « Welcome » (2009) de Philippe Lioret et « Les Salauds » (2013) de Claire Denis, sorti en août. Vincent Lindon a en outre réalisé trois courts-métrages.

Lou Doillon
Lou Doillon, mai 2012.

Lou Doillon, mai 2012.

© Valérie Macon / AFP
Née en 1982 à Paris, Lou Doillon est la fille du réalisateur Jacques Doillon et de la comédienne et chanteuse Jane Birkin. Elle mène en parallèle une carrière d’actrice et de mannequin, avant de sortir un premier album en 2012, "Places", dont elle a écrit paroles et musiques, avant de se produire sur scène.
"Un enfant de toi" : la bande-annonce
Elle apparaît pour la première fois à l’écran dans « Kung Fu Master » d’Agnès Varda, en 1987, alors qu’elle n’a que 5 ans. Son père la fera tourner dix ans plus tard dans « Trop (peu) d’amour » en 1997. Il la dirigera en 2000 dans « Carrément à l’Ouest », puis en 2012 dans « Un enfant de toi ». Ayant une quinzaine de film à son actif, elle a notamment tourné avec Maïwenn, Abel Ferrara, Michel, Blanc, Pascal Augier et Edouard Molinaro dans le téléfilm « Nana ».

Hélène Fillière
Hélène Fillière dans la série de Canal + "Mafiosa" (2008)

Hélène Fillière dans la série de Canal + "Mafiosa" (2008)

© Canal + (France)
Née en 1972, Hélène Fillière a grandi entre l’Europe, le Brésil et les Etats-Unis. Sa sœur, Sophie Fillière, la dirige dans ses premiers films, alors qu’elle n’est qu’adolescente. Après une brève carrière de mannequin, elle tourne pour Jacques Doillon dans « Amoureuse » (1992), puis avec Cédric Klapish, Danièle Thomson, Tonie Marshall ou Pascale Ferrand. Elle joue également dans "Les Salauds" de Claire Denis, auprès de Vincent Lindon, sorti en août.
"Une histoire d'amour" : la bande-annonce
En plus de sa trentaine de longs métrages, Hélène Fillière est apparu dans de nombreux courts et téléfilms, notamment la série "Mafiosa" de Canal +. Elle a réalisé son premier long métrage en 2012,  « Une histoire d’amour », d'après "Sévère" de Régis Jauffrret, sorti en janvier 2013, avec Benoît Poelvoorde et Laetitia Casta.

Pierre Lescure
Pierre Lescure.

Pierre Lescure.

© Miguel Medina - AFP
Né en 1945, journaliste de formation et reporter pour RTL, puis RMC, Pierre Lescure entre à l’ORTF en 1972. Il revient à la radio en 1974 comme rédacteur en chef adjoint d’Europe 1. De retour à la télévision, il devient directeur de la rédaction d’Antenne 2 et créé en 1981 l’émission « Les Enfants du Rock ».

Il rejoint en 1983 André Rousselet pour créer la première chaîne à péage, Canal +, lancée en 1984. Il y tiendra plusieurs postes, jusqu’à son éviction par Jean-Marie Messier en 2002. Il ne cesse depuis d’être omniprésent dans les médias, jusqu’à ce qu’il devienne producteur et directeur du Théâtre Marigny, à Paris, en 2008. D’autre part homme d’affaire (Société Le monde, Thomson devenu Technicolor…), il est nommé en 2012 à la tête de la commission sur l’avenir de la loi Hadopi. Il a remis son rapport à François Hollande le 13 mai 2013.

Rebecca Zlotowski
Rebecca Zlotowski au Festival de Cannes 2013, pour la Première de "Grand Central"

Rebecca Zlotowski au Festival de Cannes 2013, pour la Première de "Grand Central"

© AGF s.r.l. / Rex Featur/REX/SIPA
Scénariste et réalisatrice, Rebecca Zlotowski est née en 1980 à Paris. Agrégée de Lettres modernes, elle étudie l’écriture de scénario à La Fémis. Son projet de fin d’étude, s’avère son premier long métrage, « Belle Epine ». Présenté à la 49e Semaine de la Critique au Festival de Cannes en 2010, il remporte le Prix Louis Delluc en 2011, ainsi que le Prix du Syndicat français de la critique du meilleur premier film. Son interprète Léa Seydoux est nommé au César du meilleur espoir féminin la même année.
"Grand central" : la bande-annonce
La jeune femme a présenté en 2013 son deuxième film, « Grand central », avec Tahar Rahim, Léa Seydoux et Olivier Gourmet, dans la section Un Certain Regard du dernier Festival de Cannes. Il sort sur les écrans le 28 août.

Jean Echenoz
L'écrivain Jean Echenoz en 2010

L'écrivain Jean Echenoz en 2010

© BISSON/JDD/SIPA
Ecrivain, romancier et scénariste, Jean Echenoz est né en 1947 à Orange. Il a notamment remporté le Prix Médicis en 1983 pour « Cherokee » et le Prix Goncourt en 1999 pour « Je m’en vais ».

Après des études de sociologie et de génie civil, il se fixe à Paris en 1970, collaborant quelque temps à « L’Humanité » et à l’AFP. Il publie son premier roman, « Le Méridien de Greenwich » en 1979, pour lequel il obtient le Prix Fénéon. Jean Echenoz a publié treize romans et remporté une dizaine de prix littéraires. Il a également collaboré à une nouvelle traduction de la Bible à l'initiative des éditions Bayard. Il a par ailleurs collaboré au scénario de trois films, dont l’adaptation de son roman « Cherokee », par Pascal Ortega, sorti en 1991.

Xavier Giannoli
Xavier Giannoli en 2009 à Cannes pour la présentation de son film "A l'origine"

Xavier Giannoli en 2009 à Cannes pour la présentation de son film "A l'origine"

© MARTIN BUREAU / AFP
Né en 1972 à Neuilly-sur-Seine, Xavier Giannoli, est un temps journaliste, avant de devenir assistant metteur en scène sur plusieurs films. Il enchaîne avec cinq courts-métrages, dont « L’interview » qui lui vaut la Palme d’or du court métrage à Cannes en 1998, ainsi qu’un César dans la même catégorie en 1999.
"A l'origine" : la bande-annonce
Il réalise son premier long en 2003, « Les Corps impatients », avec Laura Smet et Nicolas Duvauchelle. Il retrouve l’acteur en 2005 pour « Une aventure » au coté de Ludivine Sagnier. Le succès est au rendez-vous de « Quand j’étais chanteur », avec Gérard Depardieu et Cécile de France, présenté en compétition à Cannes en 2006. Il est une seconde fois sélectionné sur la Croisette en 2009 pour « A l’origine », avec François Cluzet en escroc reprenant le chantier d’une autoroute et Emmanuelle Devos en maire grugée et sous le charme.

Son dernier film est "Superstar", une comédie avec Kad Merad, où il retrouve Cécile de France.

Bruno Nuytten
Le directeur de la photographie Bruno Nuytten en 2002

Le directeur de la photographie Bruno Nuytten en 2002

Directeur de la photographie d'un immense talent, réputé, et passé à la réalisation, Bruno Nuytten est né en 1945 à Melun. Passant des Arts-déco, à l’IDHEC (ancienne Fémis), puis à l’ICAS en Belgique, il rejoint Paris ou il obtient un BTS « prises de vues ». Il devient assistant, puis chef-opérateur (cadre) et directeur de la photographie (lumière).

Parmi les plus grands titres auxquels il a collaboré : « Les Valseuses » (1974) de Bertrand Blier, « India Song » (1975) de Marguerite Duras, « La Meilleure façon de marcher » (1976) de Claude Miller, « Barocco » (1976) et « Les Sœurs Brontë » (1979) d’André Téchiné, « Brubaker » (1980) de Stuart Rosenberg, « Garde à vue » (1981) de Claude Miller, « Possession » (1981) d’Andrzej Zulawski, « Tchao Pantin » (1983) de Claude Berri, « La vie est un roman » (1983) d’Alain Resnais, « Fort Saganne » (1984) d’Alain Corneau, « Détective » (1985) de Jean-Luc Godard, « Jeau de Florette » et « Manon des source » (1986) de Claude Berri.
"Camille Claudel" : la bande-annonce
Bruno Nuytten passe à la réalisation en 1988 sous l’impulsion de sa compagne de l’époque, Isabelle Adjani, avec « Camille Claudel » dont elle interprète le rôle-titre au côté de Gérard Depardieu en Auguste Rodin. Il remporte le César du meilleur film en 1989. Nuytten est d’autre part couronné de deux autres César pour sa direction de la photographie, d’un BAFTA (César britannique), et d’un Prix de la meilleure contribution artistique à Cannes.

Famke Janssen
Famke Janssen dans "X-men : l'affrontement final" de Brett Ratner

Famke Janssen dans "X-men : l'affrontement final" de Brett Ratner

© Twentieth Century Fox
D'origine néerlandaise, Famke Janssen s'est définitivement installée aux Etats-Unis en1984, après avoir fait une carrière de mannequinat dans son pays d'origine. Elle parle le hollandais, l'allemand, le français et l'anglais et a suivi des cours d'art dramatique en parallèle à ses études de Lettres à l'Université de Colombia. Elle rejoint ensuite Los Angeles pour tenter sa chance à Hollywood et décroche un premier rôle en 1992 au côté de Jeff Goldblum dans "Father and Son" de Paul Mones.

Mais le cinéma lui échappe, alors que la télévison lui offre de nombreux rôles. Voulant s'imposer au grand écran, elle décroche le rôle de l'espionne russe Xenia Onatopp dans le James Bond cuvée 1995, "Godeneye". A la suite, elle retera quelque peu enfermée dans des rôles de femmes vénéneuses, comme dans "Les Joueurs" (1998) de John Dahl, "The Faculty" (1999) de Robert Rodriguez ou "La Maison de l'horreur" de William Malone. Elle interprète des rôles plus positifs à partir de 2000 dans "Love and Sex" (2000) de Valérie Breiman, puis en interprétant le docteur Jean Grey dans "X-Men" (2000) de Bryan Singer, sa suite (2003) et dans "X-Men l'affrontement final" (2006). Elle est également l'épouse de Michael Douglas dans "Pas un mot" (2001) de Gary Fleder.
Interview de Famke Janssen (2004)
En 2009, on la retrouve dans le succès de l'année "Taken" de Pierre Morel, puis sa suite de 2012 au côté de LIam Neeson. Elle se retrouve dans le curieux "Caméléon" (2011) de Jean-Paul Salomé, où elle a pour partenaire Ellen Barkin. Elle renoue avec le fantastique en 2013 dans "Hansel & Gretel : Witch Hunter" de Tommy Wirkola, puis "Wolverine : le combat de l'immortel" de James Mangold, ou elle reprend son rôle du Docteur Jean Grey.