Vincent Lindon dans Rodin : "Je suis fou de ce film"

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/05/2017 à 14H09, publié le 22/05/2017 à 12H33
Vincent Lindon dans "Rodin" de Jacques Doillon

Vincent Lindon dans "Rodin" de Jacques Doillon

© LES FILMS DU LENDEMAIN / WILDBUNCH

C'est l'un des films très attendus à Cannes. "Rodin" de Jacques Doillon, sera présenté ce mercredi 24 mai, jour de sa sortie en salles. Avec Vincent Lindon dans le rôle du sculpteur. Deux ans après son Prix d'Interprétation pour "La loi du marché", il revient avec un rôle fort, pour lequel il s'est totalement investi pendant 6 mois. Certains se demandent déjà s'il va remporter un nouveau prix ?

Attendu à Cannes mercredi pour la présentation de "Rodin" de Jacques Doillon, Vincent Lindon est venu parler de ce film très attendu et très important pour lui. Invité de Laurent Delahousse, il explique ce nouveau défi et son amour du travail bien fait. 

On le sait Vincent Lindon est un acteur exigeant, qui se plonge totalement dans ses rôles. Il le prouve une nouvel fois avec "Rodin". Pour interpréter le sculpteur de génie, il a travaillé son art plusieurs heures chaque jour. Izïa Higelin, qui interprète Camille Claudel, raconte la performance de son partenaire de jeu. "Vincent, il s'est engouffré la tête la première là-dedans. Il faisait 7 heures de sculptures par jour... je crois qu'il pourrait faire une exposition !"
Vincent Lindon dans "Rodin" 

Vincent Lindon dans "Rodin" 

© LES FILMS DU LENDEMAIN / WILDBUNCH
Un travail acharné, obsessionnel. Vincent Lindon ne joue pas Rodin, il est Rodin. "Pour croire à un homme ou une femme, il fait croire à son métier. Si on ne croit pas à un métier, on ne croit pas aux gens. Je pense qu'on est défini par son travail et ses amours. Rodin c'était impensable de le faire sans apprendre à sculpter, parce que c'est un animal tellement intense, tellement fort, tellement puissant... Et puis parce que Jacques Doillon a fait des plans séquences, donc on ne peut pas tricher". 

Retour à Cannes après un Prix d'Interprétation

Comme Rodin qui pensait qu'il fallait être un bon travailleur et un bon artisan avant d'être un bon artiste, Vincent Lindon ne s'est pas encombré des louanges reçues pour son interprétation dans "La loi du marché" pour se plonger dans ce film. Il est de ceux qui pensent qu'il faut sans cesse se remettre en question. Du coup, il ne ressent pas spécialement la pression de retourner à Cannes, alors qu'il a remporté un prix il y a deux ans. Trop humble pour cela. "Je ne crois pas que j'ai cette importance. Il y aura peut-être une petite curiosité, mais il se passe tellement de choses à Cannes, il y a tellement d'acteurs, de grands metteurs en scène... que je vais seulement être un petit phénomène de la journée du 24 mai".

Il ne veut pas se reposer sur ses lauriers. "Heureusement qu'il faut toujours refaire ses preuves et que l'on ne peut pas additionner ce qui vous est arrivé avant, parce que cela influencerait ce qui arrive plus tard". Qu'il obtienne ou non un ou plusieurs prix pour ce rôle, l'important n'est pas là. Ce Rodin restera sans doute comme l'un de ses grands rôles.