"Les amants du Texas" : Casey Affleck et Rooney Mara dans un western lumineux.

Par @Culturebox
Publié le 22/05/2013 à 16H25
Les amants du Texas

Les amants du Texas

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« Un de ces quatr' nous tomberons ensemble. Moi j'm'en fous c'est pour Bonnie que je tremble. » Ces paroles du titre « Bonnie and Clyde » de Serge Gainsbourg pourraient très bien esquisser la relation des deux héros du film "Les amants du Texas" (une nouvelle traduction de titre en français peu appétissante), découvert à la Semaine de la Critique à Cannes.

Film américain de David Lowery - Avec Casey Affleck, Rooney Mara et Ben Foster - durée : 1h37 - date de sortie non précisée

L'histoire : Bob et Ruth s’aiment, envers et contre tout. Et surtout contre la loi. Un jour, un braquage tourne mal et les deux amants sont pris dans une fusillade. Quand Bob est emmené par la police, Ruth a tout juste le temps de lui annoncer qu’elle est enceinte. Dés lors, Bob n’aura qu’une obsession : s’échapper de prison pour rejoindre sa femme et son enfant. Mais quand il y parvient, quatre ans plus tard, le rêve correspond mal à la réalité. En fuite, poursuivi par la police et par les membres d’un gang, Bob peine à rétablir le lien avec sa famille. Ruth est devenue mère et elle ne veut pas d'une vie de cavale : courtisée par un policier attentionné, la jeune femme devra choisir entre le passé et l'avenir.
Extrait des "Amants du Texas" © Diaphana Distribution
Dans ce film présenté à la Semaine de la critique, Casey Affleck et Rooney Mara prêtent leurs traits à Bob et Ruth, deux amants hors-la-loi qui doivent faire face aux conséquences dramatiques d’un braquage raté. Les deux acteurs à la grâce juvénile sont simplement fascinants. Avec ce premier long-métrage, David Lowery, figure montante du cinéma indépendant américain, nous entraîne dans un western élégant, au fin fond du Texas des années 1970.

Le réalisateur, tout juste âgé de 32 ans, nous conte avec grâce le passage de l’insouciance à la maturité et jongle habilement entre suspens et émotion. Influencé par Terrence Malick, il filme avec la même poésie les champs de blés et utilise avec la même subtilité la lumière du jour. Le réalisateur dirigera Robert Redford dans son prochain long-métrage : "The Old Man and The Gun" qui reviendra sur les exploits d'un braqueur de banques évadé dix-huit fois d'Alcatraz. De quoi créer l’attente après ce "Ain't Them Bodies Saints" beau et aérien.