Cannes 2015 : "The Assassin", fer de lance du cinéma taïwanais sur la croisette

Par @Culturebox
Mis à jour le 12/05/2015 à 19H09, publié le 11/05/2015 à 17H18
Shu Qi dans la peau d'une tueuse sous la dynastie Tang

Shu Qi dans la peau d'une tueuse sous la dynastie Tang

© Ad Vitam

Lauréat du Prix du jury 1993 pour "Le maître des marionnettes", le cinéaste taïwanais Hou Hsiao Hsien signe avec "Assassin" son retour dans la compétition cannoise. Ce film historique sur fond d'arts martiaux devra en découdre avec 18 autres longs-métrages, dont deux asiatiques, pour espérer gagner la Palme d'or.

Si les réalisateurs sud-américains ou africains sont les grands absents de ce millesime 2015, les asiatiques, avec trois oeuvres sélectionnées en Compétition, ne sont pas en reste. En porte-étendard de ce cinéma, le Taïwanais Hou Hsiao Hsien, dont la dernière visite sur la Croisette remonte à 2007, à l'occasion de sa participation au film "Chacun son cinéma" (réalisé à l'occasion du 60e anniversaire du Festival). Primé il y a vingt-deux ans pour son film "Le maître des marionnettes" (son deuxième film politique sur l'histoire de Taïwan après "La cité des douleurs" et avant "Good Men Godd Women"), Hou Hsiao Hsien revient cette année avec "The Assassin". 

Ce film historique, dans lequels les coups devraient pleuvoir et les poignards voler, met en scène le parcours d'une jeune meurtrière chinoise au IXe siècle, jouée par Shu Qi ("New York, I Love You"), chargée de tuer l'homme qu'elle aime.

Deux heures d'arts martieux pour ce film qui ne sortira qu'en janvier 2016

Deux heures d'arts martieux pour ce film qui ne sortira qu'en janvier 2016

© Ad Vitam


The Assassin

De Hou Hsiao Hsien (Taïwan) avec Shu Qi, Chang Chen, Satoshi Tsumabuki, 2h00 - date de sortie : 6 janvier 2016.

Synopsis

Chine, IX siècle. Nie Yinniang revient dans sa famille après de longues années d’exil.  Son éducation a été confiée à une nonne qui l’a initiée dans le plus grand secret aux arts martiaux. Véritable justicière, sa mission est d'éliminer les tyrans. A son retour, sa mère lui remet un morceau de jade, symbole du maintien de la paix entre la cour impériale et la province de Weibo, mais aussi de son mariage avorté avec son cousin Tian Ji’an. Fragilisé par les rebellions, l'Empereur  a tenté de reprendre le contrôle en s'organisant en régions militaires, mais les gouverneurs essayent désormais de les soustraire à son autorité. Devenu gouverneur de la province de Weibo, Tian Ji'an décide de le défier ouvertement. Alors que Nie Yinniang a pour mission de tuer son cousin, elle lui révèle son identité en lui abandonnant le morceau jade. Elle va devoir choisir : sacrifier l'homme qu’elle aime ou rompre pour toujours avec  "l'ordre des Assassins".