Cannes 2013 : "L'image manquante", retour sur le génocide Khmers rouge

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/05/2013 à 18H17, publié le 10/05/2013 à 17H43
Photo du film "L'image manquante" de Rithy Panh

Photo du film "L'image manquante" de Rithy Panh

© Catherine Dussart Production

Pendant 4 ans, de 1975 a 1979, le Cambodge est mis à feu et à sang par la dictature Khmers rouges sous le commandement du tristement célèbre Pol Pot. Rithy Panh, le réalisateur des "Gens de la rizière" et "S21, la machine de guerre Khmers rouge", fait son grand retour à Cannes avec "L'image manquante", un film très personnel centré sur son enfance et sa famille sélectionné à "Un certain regard".

Un documentaire réalisé par Rithy Panh
Cambodge / France - 90 minutes
Sortie en salles prochainement

Synopsis : "Durant de nombreuses années, j'ai recherché l'image manquante : un cliché pris entre 1975 et 1979 par les Khmers Rouges, alors qu'ils étaient à la tête du Cambodge... A elle seule, bien sûr, une image ne peut pas prouver un génocide, mais elle nous incite à réfléchir, à méditer, elle écrit l'Histoire. Je l'ai cherchée en vain dans les archives, les vieux documents, dans la campagne cambodgienne. Aujourd'hui, c'est une image manquante. Donc je l'ai créée. Ce que je vous propose aujourd'hui, ce n'est pas une image ni même la recherche d'une image unique, mais l'image d'une quête : une quête que seul le cinéma nous permet d'entreprendre". Rithy Panh
Photo extraite du film "L'image manquante"

Photo extraite du film "L'image manquante"

© Catherine Dussart Production
Peu de cinéastes se sont intéressés au génocide Khmers rouge au Cambodge. En 1984, le français Roland Joffé réalise "La déchirure" qui revient sur l'histoire de Sidney Schanberg, journaliste au New-York Times sauvé in extremis par son assistant après la prise de Phnom Pehn par les Khmers rouges.

Pour les cambodgiens, la douleur est toujous vive et la jeune génération semble prendre le relai d'une transmission nécessaire. Sur le papier, la démarche de Rithy Panh se rapproche d'ailleurs de celle du jeune cinéaste Davy Chou dans "Le sommeil d'or" (2011) dans lequel le réalisateur partait sur les traces du passé par l'intermédiaire du cinéma et de la musique.
Bande annonce du "Sommeil d'or" de Davy Chou (2011) en VOST