Les 10 petites phrases assassines sur le Festival de Cannes

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/05/2016 à 15H06, publié le 10/05/2016 à 19H01
Affiche Festival de Cannes 2016 © AFP

Le Festival de Cannes c'est des stars, des longs-métrages, de la compétition mais aussi des petites piques lancées par les différents membres du monde du cinéma sur l'un des plus grands festivals de films. Voici un petit classement des dix petites phrases les plus assassines sur la croisette.

1
"Cannes, c'est combine et compagnie. Tous des vendus!" Claude Chabrol

Blessé par l'accueil mitigé réservé à son premier film, "Le beau Serge", en 1958, le jeune réalisateur de la toute Nouvelle Vague mettra plus de quarante ans avant de consentir à revenir à Cannes.

2
"Cannes, c'est d'abord un escalier : un escalier facile à monter ... difficile à descendre." Claude Lelouch
Lauréat du Grand Prix 1966 pour son film "Un homme et une femme", le réalisateur livre ses souvenirs dans sa biographie parue en 2005: "Claude Lelouch : Mode d'emploi" de Yves Alion et Jean Ollé-Labrune.
3
"Avant il y avait des stars, avant il y avait des créateurs, des hommes du 7e art (...), et puis après il y a eu des gens qui pensaient être des artistes et on est venu dans un monde cathodique avec tout ce que ça engendre de bon et de mauvais." Gérard Depardieu
En 2009, dans un entretien à Arte, l'acteur exprime sa nostalgie du Cannes sans télévisions des années 1970. (A la quatrième minute de la vidéo)
4
"Couronnez un Américain, vous êtes vendus à l'Amérique. Couronnez un Russe, vous êtes communiste. On n'en finirait plus de chercher le dessous des cartes." Jean Cocteau
Constatant que le contexte international, et notamment la guerre froide, influe sur les choix du jury, Jean Cocteau s'adresse en 1957 aux membres du  comité du Festival.
5
"Cannes : un échec dominé par les compromis, les combines et les faux pas" François Truffaut
Jeune critique, François Truffaut cible en 1957 le Festival dans la revue Arts. En 1958, il ajoute à sa signature: "seul critique français non invité au  festival de Cannes". En 1959, il remporte le prix de la mise en scène avec "Les Quatre Cents Coups" avec Jean-Pierre Léaud, qui reçoit une Palme d'or d'honneur pour le 69e Festival de Cannes, cette année.
6
"Aller à Cannes est une excitation et une souffrance." Isabelle Huppert
En 2015, l'actrice livre ses souvenirs: "C'est si privé, si intime, un tournage, le maquillage, le face-à-face avec soi... Et tout à coup, à la sortie du film, vous êtes exposée à des centaines de milliers de gens. Peu de métiers vous font traverser pareils extrêmes."
7
"Je vous parle solidarité avec les étudiants et les ouvriers, et vous me parlez travelling et gros plans ! Vous êtes des cons !" Jean-Luc Godard
Les esprits s'échauffent en 1968 pour décider s'il faut interrompre le Festival en raison des mouvements sociaux. Le président Robert Favre Le Bret  mettra finalement un terme à cette édition. (A la quatrième minute dans la vidéo)
8
"Les plus notables représentants de la sottise journalistique parasitaire y côtoient les plus éminentes incompétences artistiques internationales." Pierre Desproges
L'humoriste se fait sarcastique dans son "Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis".
9
"Cannes me semble un port naturel où doit accoster un film. L'agitation, la frivolité, une certaine vulgarité sont compensées par la cordialité, la bienveillance un peu servile dont on t'entoure." Federico Fellini
En 1987, avant la projection de son film "Intervista", le réalisateur italien donne une interview au journal Le Monde.
10
"Si vous ne m'aimez pas, je vous dis aussi que je ne vous aime pas non plus." Maurice Pialat
En 1987, le réalisateur reçoit la Palme d'or à l'unanimité pour son film "Sous le soleil de Satan". Sous les huées et les applaudissements, il répond à ses détracteurs.