Cannes 2015 : le retour de Maïwenn et un film lesbien conventionnel

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 17/05/2015 à 10H28, publié le 17/05/2015 à 07H13
Maïwenn au fesival de Cannes en 2011

Maïwenn au fesival de Cannes en 2011

© NIVIERE/LE FLOCH/NIKO/SIPA

"Polisse" en 2011, Prix du Jury à Cannes, reste dans toutes les mémoires. Grand bien soit-il que Maïwenn, sa réalisatrice, revienne cette année avec "Mon roi". Une histoire d'amour vue à rebours avec moult interrogations. Egalement au programme de la compétition, "Carol" de Tom Haynes ("Velvet Goldmine") sur un amour lesbien dans l'Amérique des années 50.

Tout frais sorti de la table de montage

Quatre ans après son Prix du Jury pour "Polisse", Maïwenn revient dans la Compétition avec "Mon roi". Un drame passionnel, qui se déroule sur plusieurs années, où sont réunis Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot. Cette dernière a par ailleurs réalisé le film d'ouverture du Festival, "La Tête haute". Cassel est, lui, également à l'affiche du "Conte des contes" de  Matteo Garonne, également en compétition.

Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot tiennent le haut de l'affiche du nouveau film de Maïwenn

Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot tiennent le haut de l'affiche du nouveau film de Maïwenn

© Shanna Besson StudioCanal

Maïwenn a appris la sélection de son film en compétition à Cannes, alors qu'elle travaillait encore sur le montage. C'est donc une copie toute fraîche qui va être projetée dimanche matin en première de presse.

"Carol" bien dans les clous

"Carol", avec Cate Blanchett et Rooney Mara s'est révélé d'un conventionnel achevé vendredi soir devant les journalistes. Cette histoire d'amour entre deux femmes dans la prude Amérique du début des années 50, réclamait plus de secousses que cette jolie évocation d'un âge d'or perdu.

"Carol" : extrait

C'est beau, bien enrubanné, comme un cadeau de noël. Mais cela manque de venin, même si les yeux en amandes si troublants de Cate Blanchett font leur effet, tout comme le visage juvénile de Rooney Mara. Un film, de plus, encore interminable. Avec son caractère aussi conventionnel, on peut se demander ce que ce film fait dans la sélection…