Cannes 2015 : création d'un Prix du documentaire, "L'Oeil d'or"

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 12/05/2015 à 23H30, publié le 02/05/2015 à 16H06
Le réalsateur franco-cambodgien Rithy Panh, président du jury du Prix du documentaire L'Oeil d'or, au 68e Festival de Cannes

Le réalsateur franco-cambodgien Rithy Panh, président du jury du Prix du documentaire L'Oeil d'or, au 68e Festival de Cannes

© TANG CHHIN SOTHY / AFP

Le 68e festival de Cannes, qui se déroule du 13 au 24 mais, s'est doté d'un nouveau Prix qui récompensera le meilleur documentaire, toutes sections confondues, sous le patronage de la Scam, la Société civile des auteurs multimédias, en partenariat avec l'Ina, présidé par la réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh.

Un regain d'intérêt majeur pour le documentaire est visible depuis plusieurs années, avec un nombre croissant de ces films distribués en salles. Ne serait-ce que pour les sorties du 29 avril dernier, pas moins de deux d'entre eux étaient à l'affiche : "Les Optimistes" et "Beyond Clueless".

Le Festival de Cannes reflète cet intérêt chaque année, sélectionnant de nombreux documentaires, projetés hors compétition ou en séance spéciale. Ainsi cette année, le film de clôture, "La Glace et le ciel" de Luc Jacquet (La Marche de l'empereur") relève-t-il du cursus. S'il est rarement en compétition, un des grands films du genre, "Le Monde du silence" de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle, remporta la Palme d'or en 1956.

Initié par la présidente de la Scam, Julie Bertuccelli, avec le soutien du délégué général du Festival Thierry Frémaux, L'œil d'or, doté de 5000 euros, sera remis le samedi 23 mai dans le Palais des festival.

Le jury est présidé par le cinéaste franco-cambodgien Rithy Panh, réalisateur de fictions ("Un barrage contre le Pacifique") et de documentaires ("Duch, le maître des forges de l'enfer"), du documentariste français Nicolas Philibert ("Etre et avoir"), de la comédienne Irène Jacob, de la productrice syrienne Diana El Jeroudi et du critique américain du magazine "Variety", Scott Foundas.