Echos de Cannes : Alain Delon rend hommage à René Clément, Polanski en lice

Par @Culturebox
Mis à jour le 26/05/2013 à 17H04, publié le 26/05/2013 à 17H02
Alain Delon au Théâtre Lumière de Cannes pour son hommage à son maître es cinema René Clément

Alain Delon au Théâtre Lumière de Cannes pour son hommage à son maître es cinema René Clément

© VILLARD/PDN/SIPA

Cannes s'achève en beauté avec l'hommage du "guépard" à son maître en cinéma René Clément, le réalisateur de "Jeux interdits", "La bataille du rail" ou encore "Paris brûle-t-il". L'acteur était samedi sur la croisette pour revoir en magnifique copie restaurée "Plein soleil" dans le cadre de Cannes Classics. L'occasion aussi de se pencher sur les deux dernières perles de Jarmusch et Polanski.

Quelques heures avant l'annonce du Palmarès et un discours d'une Audrey Tautou qu'on espère aussi émue et inspirée qu'à l'ouverture, voici nos derniers échos de ce qui s'est passé samedi sur la croisette. 

Reportage de France 3 Côte d'Azur
La compétition officielle a dévoilé ses deux derniers films. "Only Lovers Left Alive" du génial et toujours déroutant Jim Jarmusch ("Dead Man", "Ghost Dog", "Broken Flowers"-Grand Prix du jury en 2005), une histoire de vampires amoureux à 100 lieux de "Twilight" et "La Venus à la fourrure" du double palmé Roman Polanski, qui après "Carnage" nous ressert une adaptation d'une pièce de théâtre. 

Mais l'évènement le plus galmour était sans aucun doute l'arrivée sur la croisette du grand Delon, rabiboché avec le Festival, venu rendre hommage à René Clément. Si "Plein soleil" a permis de lancer sa carrière avec l'un de ses plus beaux rôles au cinéma,  il collaborra également avec le réalisateur sur "Les félins" et "Paris brûle-t-il", faisant de Clément un véritable père spirituel.
"Plein soleil" : les larmes d'or d'Alain Delon

"C'est un grand moment pour moi. Je suis là pour rendre hommage à mon maître absolu, René Clément. Le 17 mars, il aurait eu cent ans. Il aurait été bouleversé autant que moi", a dit Alain Delon qui a eu droit à une longue ovation debout à son arrivée dans la salle comble, en présence de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, du maire de Paris Bertrand Delanoë et de Thierry Frémaux, le délégué général et sélectionneur du festival. "Attendez d'avoir vu le film. Vous m'applaudirez après, pas avant. Il m'arrive de plaisanter, je ne me reconnais plus ! ", a dit en riant l'acteur.
 
Affiche originale du film "Plein soleil" de René Clément

Affiche originale du film "Plein soleil" de René Clément

© DR
"Plein Soleil" a été mon 4e film. Personne ne savait qui j'étais. Le film qui a fait le tour du monde, a été la base de ma carrière. Je le dois à René. "Je n'aurais pas eu la chance de faire ce film, je ne sais pas où je serais, sans doute pas là ce soir", a-t-il ajouté, avant d'avoir une pensée pour l'acteur Maurice Ronet également à l'affiche de "Plein Soleil", et Elvire Popesco, son professeur de théâtre. "Je sais qu'il y a quelques sceptiques. Je veux simplement leur dire que l'acteur qui joue dans ce film le rôle de Tom Ripley il y a 54 ans, c'est bien moi !", a-t-il lancé avant de rejoindre son siège pour la projection sous de nouveaux applaudissements nourris.