Cannes 2013 : Bérénice Bejo chez le réalisateur de "La Séparation"

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 17/05/2013 à 11H32, publié le 17/05/2013 à 00H37
Tahar Rahim et Bérénice Bejot dans "Le Passé" de Asghar Farhadi

Tahar Rahim et Bérénice Bejot dans "Le Passé" de Asghar Farhadi

© Carole Bethuel

"The Artist" fait encore des remous dans la compétition officielle deux ans après, avec la présence de Bérénice Bejo dans le film en compétition officielle de l'iranien Asghar Farhadi, "Le Passé". Cette première réalisation française du réalisateur de "La Séparation" est en concurrence ce jour avec "A Touch of Sin" du chinois Jia Zanghke, déjà venu deux fois à Cannes.

Très attendu après le succès critique et public de "La Séparation", "Le Passé", sur un couple qui se retrouve après s'être séparé pour faire face aux fantômes d'une époque révolue, est interprété par la révélation féminine de "The Artist" et Tahar Rahim, également découvert à Cannes dans "Un Prophète" de Jacques Audiard projeté en 2009. Deux acteurs "cannois" se retrouvent dans un même film : prometteur.
"Le Passé" : la bande-annonce
Asghar Farhadi, derrière la caméra, avait rassemblé près d'un million de spectateurs en France avec "Une séparation", et récolté l'Ours d'or et deux Prix d'interprétation à Berlin, ainsi que le Prix du meilleur film étranger aux Oscars, aux Golden Globes et aux Césars. C'est dire qu'il est attendu au tournant à Cannes ! Sortie en salles : ce vendredi 17 mai : à vous de juger.

Deuxième film en compétition jeudi : "ATaste of Sin" du Chinois Jia Zanghke, pour la troisième fois à Cannes dans la même catégorie, après "Plaisirs inconnus" en 2002 et "24 City" en 2008. Un film que l'on hésite à qualifier à sketches, puisque quatre histoires se suivent sur le thème de l'impact de la mondialisation en Chine et le changement sociétal qui s'ensuit, avec une violence tant sociale que meurtrière sans précédent.
"A Taste of Sin" : la bande-annonce
Pour conclure, la première journée de la compétition, jeudi, s'est conclue par l'accueil très favorable au film de François Ozon, "Jeune et jolie", applaudi pour son interprétation, notamment de la jeune Marine Vach, véritable révélation, que pour son excellent scénario, sa mise en scène, avec une utilisation de la musique subtile et des chansons interprétées par Françoise Hardy, irrésistibles. Ce film, autour de la prostitution d'un jeune fille de 17 ans, va rester longtemps en tête des pronostics. Il faudra attendre le 21 août pour le voir en salles.
"Jeune et jolie" : le teaser
Le film d'Ozon avait en face "Heli", film du mexicain Amat Escalante, déjà deux fois à Cannes à Un Certain Regard. Un film difficile sur les conditions de vie au Mexique, entre pauvreté et corruption, avec les répercutions désastreuses sur une famille travailleuse. Misérabiliste, violent, un rien provocateur, mais reflet des exactions au Mexique, le film est très en phase avec la politique des sélectionneurs cannois : appuyer là où ça fait mal.
Heli : extrait