Cannes 2015 : Lambert Wilson va évoquer les violences contre les femmes

Par @Culturebox
Mis à jour le 12/05/2015 à 19H41, publié le 12/05/2015 à 19H22
Lambert Wilson, déjà maître de cérémonie à Cannes en 2014, revient pour le 68e festival.

Lambert Wilson, déjà maître de cérémonie à Cannes en 2014, revient pour le 68e festival.

"Horrifié" par les exactions en Irak et en Syrie, l'acteur français Lambert Wilson entend profiter de la cérémonie d'ouverture mercredi soir du Festival de Cannes pour opposer les femmes libres magnifiées par le cinéma aux femmes violentées dans certains pays.

"On n'est pas forcément tenus à rester dans le superficiel et la paillette au moment où on ouvre le Festival de Cannes !" estime le maître de cérémonie 2015, qui reprend cet habit cannois après avoir dansé l'an dernier pour l'ouverture avec Nicole Kidman.
              
"Je veux opposer la femme mise en lumière par le cinéma, révélée, à celle qu'on tient dans l'ombre, à celle qu'on bâillonne, à celle qu'on violente, à celle qu'on vend", a-t-il déclaré dans un entretien à l'AFP.
              
"Je suis assez horrifié quand je pense à ce qui est arrivé (aux femmes, ndlr) en Irak, en Syrie, horrifié par ce qui est arrivé aux femmes dans certains pays d'Afrique", confie-t-il.              

"Nous sommes choqués par les exactions de l'Etat islamique" 

"Il est clair que les expressions que je vais utiliser indiqueront de qui je parle et de quelles organisations je parle. J'ai mentionné l'Irak et la Syrie, il est clair que nous sommes choqués par les exactions de l'Etat islamique, de Boko Haram", explique Lambert Wilson.
              
Tout en évoquant "la température du monde", il entend rester "poétique et élégant". "Je ne suis pas diplomate, je ne suis pas chef d'Etat, je ne vais pas commencer à pointer du doigt spécifiquement tel ou tel leader politique ou leader terroriste. Ce n'est pas ma mission."
              
"Je crois que le monde a changé, qu'il est temps d'en faire état. On peut en faire état à Cannes dans la mesure où les metteurs en scène apportent leur vision des problèmes de l'humanité", dit l'acteur, qui promet une petite  tribune d'environ sept minutes et non un discours-fleuve.