Le film de BHL sur la Libye en séance spéciale à Cannes

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/05/2013 à 20H43, publié le 04/05/2012 à 18H56
Bernard Henri-Lévy pose avec des combattants insurgés libyens à Tripoli, le 15 septembre 2011.

Bernard Henri-Lévy pose avec des combattants insurgés libyens à Tripoli, le 15 septembre 2011.

© Feferberg Pool/SIPA

Le documentaire sur la guerre en Libye réalisé l'an passé par le philosophe Bernard-Henri Lévy, engagé au côté des rebelles, est retenu dans la sélection officielle, mais hors compétition. "Le Serment de Tobrouk" sera présenté en Séance spéciale sur la Croisette le 25 mai, a annoncé vendredi la direction du Festival de Cannes.

Ce documentaire a été tourné pendant les huit mois du conflit libyen qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi. On y suit une poignée de personnages en Libye, mais aussi à Paris, Londres, New York et ailleurs. Le long métrage, qui sort le 6 juin prochain, est co-realisé par Marc Roussel, photographe de guerre.

BHL et quatre des protagonistes du film seront présents à Cannes pour présenter le film le 25 mai, indique la direction du festival, évoquant un "moment particulier" des festivités, à la veille de la clôture.

Un signe en direction des Syriens en lutte
"Le Serment de Tobrouk montre comment des convictions et des idées peuvent infléchir le cours de l'Histoire et rendre possible une ingérence humanitaire et politique qui semblait jusque-là impensable", écrivent Gilles Jacob, le président et Thierry Frémaux, délégué général du Festival.    

En accueillant ce film, dont le montage est à peine achevé, les deux responsables entendent aussi adresser un geste aux Syriens: le documentaire de Lévy, expliquent-ils, "rend d'autant plus troublant, et d'autant plus révoltant, le spectacle de la tuerie quotidienne qui se déroule, depuis presque la même date et encore aujourd'hui, dans la Syrie de Bachar El Assad".

Gilles Jacob et Thierry Frémaux entendent en outre "rappeler qu'un film peut être aussi le passage de flambeau entre des peuples que rassemble le même amour de la liberté".

Cannes reflète traditionnement les soubresauts du monde
Depuis 1981 et "L'Homme de Fer", du Polonais Andrzej Wajda, le festival de Cannes réserve traditionnellement une place aux soubresauts du monde: l'an passé, le Printemps Arabe était ainsi l'invité spécial du festival avec des cinéastes égyptiens et tunisiens, mais aussi des réalisateurs iraniens entravés dans leur travail.

Cette année, avec le cinéaste Nanni Moretti en président du jury, le festival promet d'être assez engagé politiquement. Cette 65e édition s'arrête plus particulièrement sur les maux de l'Afrique avec quatre films en sélection officielle: celui du cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, "Après la Bataille" - ou la révolution confisquée; le film marocain de Nabil Ayouche "Les chevaux de dieu", sur le terrorisme; un Sénégalais de Moussa Touré, "La Pirogue", sur l'immigration - et enfin celui de BHL sur la Libye.