65e Festival de Cannes : « On the road » again

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/05/2013 à 20H48, publié le 23/05/2012 à 01H04
L'affiche de l'exposition "Sur la route" au Musée des lettres et manuscrits

L'affiche de l'exposition "Sur la route" au Musée des lettres et manuscrits

© Atelier JBL/Le Cercle noir

”Sur la route” de Jack Kerouac, auteur amérivain aux origines françaises, est un roman mythique, dont les droits appartiennent à Francis Ford Coppola depuis des lustres. Réputé inadaptable au cinéma, il trouve aujourd’hui le jour sur grand écran sous la caméra du réalisateur brésilien Walter Salles en première mondiale à Cannes : événement.

La sélection du film en compétition dénote d’ores et déjà un potentiel, sinon il serait hors compétition. Il fournit aussi au Festival une belle montée des marches, avec au moins Kristen Stewart, starifiée par la franchise à succès « Twillight », dans un autre registre, et de Kirsten Dunst, lauréate du Prix d’interprétation féminine l’an dernier pour « Melancholia »  Belle affiche, belle vitrine pour le film, belle vitrine pour Cannes.
 

L’occasion de la sortie du film dès mercredi dans les salles a offert l’opportunité au Musée des Lettres et Manuscrits, à Paris, d’exposer le tapuscrit original de « Sur la route », dont la particularité est d’être un rouleau de plus de 36 mètres de long de papier machine, écrit en 21 jours sur la base des notes rédigées quotidiennement au cours de son périple.

Hormis ce gros morceau, mercredi verra le retour sur la Croisette de Leos Carax avec la projection de son nouvel OFNI (objet filmique non identifié), « Holly Motors ». La montée des marches de 22h00 promet d’être très hétéroclite : Denis Lavant, Kylie Minogue, Edith Scob, Eva Mendes, Michel Piccoli et Jean-François Balmer. Cela aurait mérité une montée des marches à 19h00. Mais les Américains sont les chouchous de ce Festival. Sans compter que le film est plus « élitiste », donc moins vendeur, que l’adaptation de Kerouac. 
 

Pour une fois depuis le début de ce festival, les deux films en compétition officielle éclipsent les projections hors compétition ou des sélections parallèles. Citons tout de même la version restaurée des « Dents de la mer » de Steven Spielberg dans le cadre de Cannes Classic, qui, sur les plages cannoises peut encore faire son petit effet.