"A strange course of events" film franco-israélien de Raphael Nadjari

Par @Culturebox
Publié le 22/05/2013 à 11H46
Saul et son père dans "A Strange Course of Events"

Saul et son père dans "A Strange Course of Events"

© DR

La Quinzaine des réalisateurs présente "A strange course of events", film franco-israélien de Raphaël Nadjari. L'histoire d'un homme perdu dans ses relations familiales et qui, à la suite d'un accident bénin, retrouve le chemin des siens.

"A strange course of events", ou en français quelque chose comme "une étrange succession d'événements". Après avoir vu le film, on se demande d'abord pourquoi le cinéaste a choisi ce titre. Le film recèle en effet très peu d'évènements, qui donc ne se succèdent pas et qui n'ont rien d'étrange.

Retrouvailles compliquées
Saul (Ori Pfeffer) est un homme d'une quarantaine d'années, séparé de la mère de sa fille, et depuis cinq ans éloigné de son père (Moni Moshonov) à la suite du décès de sa mère. Il décide un jour de se rendre à Haifa et de reprendre contact avec ce père. Il le trouve en couple avec une nouvelle compagne (Michaela Echet), férue d'ésotérisme. Saul ne sait pas trop comment s'y prendre, ne disposant que de quelques jours pour arranger les relations.

Glisser sur un poisson
Tout est compliqué quand survient l'accident salvateur, Saul glisse sur un poisson (!) passe un moment à l'hôpital en se croyant mourant et n'en ressort qu'avec une entorse. On ne sait trop pourquoi mais l'incident va permettre un relativement heureux dénouement à cette histoire sans grand intérêt.

Improvisation
Le ton du film est agréable mais l'ensemble paraît avoir été fait dans la plus grande improvisation. Le choix de la caméra à l'épaule est à cet égard plutôt judicieux et justifie la démarche à défaut de lui donner un sens. Le film est sauvé par ses acteurs, particulièrement Michaela Echet, entre tendresse et ésotérisme, qui interprète avec finesse cette grande ado de 50 ans maladroitement prête à aimer le beau-fils un peu coincé qui lui tombe dessus.

Première partie
On ressort de la salle avec une impression d'inachevé. On se dit que plusieurs voies ont été esquissées qu'on aurait aimé voir explorées davantage. Quelle est donc cette histoire, au moment du décès de la mère, qui a ainsi éloigné le père et le fils ? Qu'est-ce qui a provoqué, à peu près au même moment la séparation entre Saul et la maman de sa fille ? Et que devient cette vague histoire d'amour qui se noue avec une jeune femme rencontrée à l'hôpital ? Le tout laisse l'impression d'avoir regardé le pilote moyennement convaincant d'une série télévisée, juste assez pour avoir envie, ou non, d'en savoir plus.