Décès de Paul Royle, avant-dernier survivant de la "Grande évasion"

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/08/2015 à 09H45, publié le 28/08/2015 à 09H44
A droite, une image de "La Grande évasion", de John Sturges, avec Steve McQueen, à gauche Paul Royle, l'avant-dernier survivant de l'aventure à l'origine du film

A droite, une image de "La Grande évasion", de John Sturges, avec Steve McQueen, à gauche Paul Royle, l'avant-dernier survivant de l'aventure à l'origine du film

© A droite, Nana Productions / SIPA - A gauche, AP / SIPÄ

L'Australien Paul Royle, un des deux seuls survivants de l'histoire de la "Grande évasion" du Stalag Luft III pendant la Seconde guerre mondiale, immortalisée par Steve McQueen dans le film de 1963, est décédé à l'âge de 101 ans, a annoncé son fils vendredi.

Gordon Royle a expliqué à la Australian Broadcasting Corporation (ABC) que son père était décédé à l'hôpital de Perth, après avoir fait une chute. "Papa a continué de vivre pleinement sa vie. C'est une chute qui a finalement eu raison de lui", a-t-il dit.

 

L'unique survivant de cette évasion tentée par des officiers alliés est désormais le Britannique Dick Churchill, âgé de 94 ans.
"La Grande évasion", la bande-annonce


Trois tunnels creusés par les prisonniers              

En mars 1944, Royle faisait partie d'un groupe de 76 prisonniers qui réussirent à fuir le camp de prisonniers allemand Stalag Luft III en empruntant un tunnel creusé par leurs soins. En fait, ils avaient creusé trois tunnels, aux noms de code: Tom, Dick et Harry, mais ils n'ont finalement utilisé que Harry.
 
Seuls trois d'entre réussirent à recouvrer la liberté sains et saufs. Les autres furent tous repris par la Gestapo et 50 d'entre eux furent exécutés sur ordre de Hitler.
              
L'année dernière, Paul Royle, ancien lieutenant de la Royal air force (RAF), avait raconté à la chaîne ABC que ses souvenirs sur le sujet restaient intacts. En sortant du tunnel, "nous avons vu des grands tas de neige, des pins. Il faisait  froid, il y avait de la neige partout", disait-il, ajoutant ne pas avoir eu peur. "On pensait à autre chose voyez-vous, il fallait sortir."

Trop d'Américains dans le film, selon Paul Royle

Sa liberté fut cependant de courte durée. Royle avait été repris au bout de deux jours et finit par être renvoyé dans le camp Stalag Luft III, où il rencontra le pilote de chasse australien Paul Brickhill. Ce dernier raconta l'aventure dans son livre "La grande évasion", qui servit de base au film de John Sturges, sorti en 1963.
 
Paul Royle expliquait n'avoir guère aimé ce film, où figuraient aussi des stars comme Charles Bronson ou James Coburn et qui faisait d'après lui la part trop belle aux détenus américains.
              
Il n'avait pas aimé non plus la chevauchée à moto de Steve McQueen. "Il n'y avait pas de moto et il n'y avait pas d'Américains", disait-il.