Deauville : le festival qui n'a pas peur des plateformes américaines

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/08/2017 à 11H52, publié le 23/08/2017 à 11H45
Drapeau américain dans les rues de Deauville en septembre 2013

Drapeau américain dans les rues de Deauville en septembre 2013

© Jean-François Lixon

Le 43e festival du Film Américain de Deauville s'ouvrira le 1er septembre 2017 pour se refermer dix jours plus tard après la projection d'une soixantaine de films et la venue de grandes stars comme Woody Harrelson, Laura Dern ou Jeff Goldblum. Contrairement à Cannes, Deauville ne boude pas les plateformes du type Netflix, acteurs devenus majeurs de la création audiovisuelle et cinématographique.

Comme chaque année depuis 43 ans, la saison estivale normande se termine avec une pluie de stars. Deauville accueille son Festival du Cinéma Américain du 1er au 10 septembre. Est-ce le symbole des plages normandes, mais les Américains débarquent en masse chaque année dans la station balnéaire aux célèbres planches et aux cabines de plage attribuées aux grandes figures du cinéma US. C'est ainsi que parmi les grands noms venant faire un tour à Deauville, on pourra croiser Darren Aronofsky, Robert Pattinson ou Michelle Rodriguez dans une ambiance nettement moins guindée et bling bling que Cannes. Voici une petite revue de détail des personnalités qui vont fouler le sable du XXIe arrondissement de Paris, le surnom de Deauville.

Reportage : France 3 Normandie J. Perrotte / B. Goulet / F. Hauville

Pas de polémique autour de Netflix

Le festival du Cinéma Américain de Deauville s'apprête à présenter soixante films, dont quatorze en compétition, et pour certains distribués par des plateformes comme Netlix, au coeur d'une polémique au printemps dernier sur la Croisette. 
La plateforme avait annoncé qu'elle ne sortirait pas dans les salles de cinéma "Okja" et "The Meyerowitz Stories", ses deux films sélectionnés par le 70e Festival de Cannes, refusant d'attendre le délai de trois ans imposé par la réglementation française pour qu'ils puissent être visibles sur sa plateforme.

La France, pays où il reste encore des salles

L'équipe dirigeante de Cannes, Thierry Frémaux en tête, avait refusé que soient primés ces films dont les producteurs ne prévoient qu'une diffusion par Internet. "Je vois bien qu’il serait problématique si la Palme d’or ne sortait pas en salle. Eh bien, peut-être que cela permettrait précisément à dire que c’est beau d’être dans un pays où il y a des salles." affirmait ainsi le délégué général du festival de Cannes en mai dernier dans une interview à RFI.

Prendre en compte la dématérialisation

"Nous vivons aujourd'hui une grande révolution avec la dématérialisation des films, créant de nouvelles conditions économiques et artistiques de diffusion des oeuvres", a déclaré de son côté Bruno Barde, directeur de la programmation du festival de Deauville, au cours d'une conférence de presse.
 
Seront ainsi présentés à Deauville en compétition cette année "Sweet Virginia", de Jamie M. Dagg, distribué en e-cinéma par Netflix, et "The bachelors" de Kurt Voelker, diffusé sur E.Cinema.com.
Hors compétition, Deauville va proposer "The only living boy in New York" de Marc Webb, produit par Amazon, "Kidnap" de Luis Prieto distribué par TF1, et "47 meters down" de Johannes Roberts, diffusé par Wild side, éditeur français indépendant de DVD et Blu-Ray.
 

Ouvert aux nouveautés

Pour sa part, le festival normand se dit ouvert à toutes les nouveautés : il rappelle qu'il avait créé dès 1998 une section documentaire et qu'en 2010, il avait accueilli des séries télévisées.
"Cependant, à Deauville, la loi artistique prime et qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse", a affirmé le directeur artistique.