Cinéma La Pagode : projecteurs et fauteuils mis aux enchères mardi

Par @Culturebox
Publié le 22/02/2016 à 17H41
212 fauteuils en tissu rouge Quinette Gallay du cinéma La Pagode sont dispersés mardi 23 février 2016 par la maison de ventes Lemoine.

212 fauteuils en tissu rouge Quinette Gallay du cinéma La Pagode sont dispersés mardi 23 février 2016 par la maison de ventes Lemoine.

© SCP Lemoine

Les projecteurs de cinéma et les fauteuils de La Pagode, mythique salle parisienne d'art et d'essai, sont mis aux enchères mardi dans le cadre d'une liquidation judiciaire, annonce la maison de ventes Lemoine.

Une vente limitée

Cette vente judiciaire ne concerne que le matériel de projection et le mobilier d'exploitation. Il ne concerne en revanche ni le bâtiment classé, ni les éléments de décors appartenant au propriétaire des murs, qui a confirmé lundi sa volonté que la Pagode "reste un lieu culturel dédié au cinéma".

Le mobilier d'exploitation de la salle de cinéma, dont deux projecteurs 35 mm, deux écrans et 400 fauteuils, mais aussi une caisse enregistreuse et des panneaux d'affichage, sont proposés au plus offrant.

Organisée par la maison de ventes Lemoine, cette dispersion forcée se déroule mardi à 10h30, sur place, au cinéma La Pagode, 57 bis rue de Babylone Paris 7e. Elle est précédée d'une heure d'exposition. A charge de l'acheteur de démonter les pièces.

Une salle mythique ouverte en 1931

Installée dans une pagode ouvrant sur un jardin, dans le 7e arrondissement de Paris, La Pagode accueillait 100.000 spectateurs par an, notamment dans sa "salle japonaise", sous une charpente en bois sculpté venue spécialement du Japon.

Le cinéma a ouvert en 1931 avec le titre de "salle spécialisée" dans le répertoire d'avant-garde. Connue pour sa programmation exigeante, La Pagode l'est aussi pour son jardin luxuriant.

Le 30 octobre, le locataire-gérant, la SARL Cinéma La Pagode, a été mis en liquidation et expulsé au terme d'un conflit avec la société propriétaire des lieux, la SCI Foch Dauphine.

Celle-ci estime que "la vente judiciaire dépouillera le lieu de ses attributs culturels". Dans un communiqué, Elisabeth Dauchy, dirigeante de la SCI Foch Dauphine, a exprimé la volonté que La Pagode "reste un lieu culturel dédié au cinéma et ne souhaite pas que la Pagode soit modifiée".