César 2017 : "Il n'y aura pas de président" après le retrait de Roman Polanski

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/02/2017 à 17H22, publié le 04/02/2017 à 14H12
Détail de l'affiche de la 42e cérémonie des César

Détail de l'affiche de la 42e cérémonie des César

© Atsushi Nishijima

"Il n'y aura pas de président" pour la 42e cérémonie des César, prévue le 24 février, après le retrait de Roman Polanski sous la pression d'associations féministes, a annoncé samedi le président de l'Académie Alain Terzian.

"On ne l'a proposé à personne pour des raisons que vous trouverez vite", a déclaré le président de l'Académie des sciences et techniques du cinéma, organisatrice des César, faisant référence au retrait du réalisateur franco-polonais de 83 ans.

Lors d'un déjeuner réunissant samedi les 177 nommés de la cérémonie, Alain Terzian a annoncé que "le conseil de l'Académie des César avait décidé qu'il n'y aurait pas de président". L'annonce d'une cérémonie finalement sans président a été accueillie favorablement par la plupart des nommés, même si aucun n'a souhaité s'exprimer publiquement. 

Le choix de Roman Polanski  pour présider la 42e cérémonie des César "était un choix indiscutable", avait affirmé, le 25 janvier à l'AFP Alain Terzian qui n'entendait pas "pour l'instant" nommer de successeur au réalisateur franco-polonais. "Il a pris la décision souveraine de ne pas donner suite. Le reste appartient à chacun", a souligné M. Terzian, évoquant "l'une des plus grandes figures du cinéma mondial et reconnu comme tel". "C'était le seul regard que nous devions avoir, le regard sur les artistes et leur travail, ce que nous avons fait", a-t-il insisté. "Je respecte tous les commentaires et je ne m'associe à aucune polémique", avait-t-il encore ajouté.
  
Le réalisateur franco-polonais Roman Polanski avait annoncé sa décision par le biais de son avocat, le 24 janvier, de ne pas présider la cérémonie face à la polémique suscitée et qu'il juge "injustifiée", déclenchée par des associations féministes contre sa nomination. Cette polémique a "profondément attristé Roman Polanski et atteint sa famille" et il "a décidé de ne pas donner suite à l'invitation" des organisateurs de la cérémonie prévue le 24 février, indiquait le communiqué de son avocat.

La nouvelle du choix du réalisateur de 83 ans installé en France depuis des années pour succéder à Claude Lelouch pour présider les César, annoncée le 18 janvier, avait créé aussitôt une polémique. Le réalisateur de "Rosemary's Baby" étant poursuivi depuis 40 ans par la justice américaine pour le viol présumé d'une mineure en 1977.