"Brooklyn Village" de Ira Sachs Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/09/2016 à 17H12, publié le 11/09/2016 à 11H48
Les réalisateurs Ira Sachs (à gauche), Anna Rose Holmer et Matt Ross au Festival du cinéma américain de Deauville 2016.

Les réalisateurs Ira Sachs (à gauche), Anna Rose Holmer et Matt Ross au Festival du cinéma américain de Deauville 2016.

© Charly Triballeau / AFP

Le Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville a été décerné au film de Ira Sachs, "Brooklyn Village". Deux films, "Captain Fantastic" de Matt Ross et "Le Teckel" de Todd Solondz, ont été tous les deux récompensés par le Prix du Jury. Un jury qui était présidé cette année par Frédéric Mitterrand.



"Brooklyn Village" en haut du podium

"Brooklyn Village", qui sort en salle le 21 septembre, raconte l'histoire d'une famille de Manhattan qui hérite d'une maison à Brooklyn, dont le rez-de-chaussée est occupé par la boutique de Leonor, une couturière latino-américaine. 
 
Les garçons des deux foyers vont se lier d'amitié, mais les rapports entre les deux familles vont se dégrader dès lors que les nouveaux arrivants vont réaliser que le loyer que Leonor leur verse est bien en dessous de ce qu'il conviendrait.

 

"Captain Fantastic" quand l'idéal de vie sauvage bascule 

De son côté, "Captain Fantastic" de Matt Ross jette un regard acerbe sur le système américain. Il a reçu le Prix du Jury ex-aequo avec "Le Teckel". "Captain Fantastic" a également obtenu le Prix du Public.
 
Le premier, avec l'acteur Viggo Mortensen, conte l'histoire d'un père de famille charismatique qui fait vivre dans les bois, à la dure et à l'écart de la société, sa femme et ses six enfants. Leur vie à la fois sauvage et érudite est aux antipodes du way of life américain de surconsommation et de divertissement à outrance.
 
Mais tout va se fissurer quand la mère, Leslie, à la fois admirative de son "Fantastic" compagnon, sans pour autant être une adepte à 100% de ses convictions, doit être hospitalisée pour des problèmes neurologiques qui vont la pousser au suicide.

 

"Le Teckel", une vie de chien

"Le Teckel" pose lui aussi un regard féroce sur la société américaine. Le teckel est une petite chienne qui va passer, bien malgré elle, de famille en famille, toutes très différentes. Le réalisateur Todd Solondz dresse le portrait caricatural d'égoïstes, qui ont un moment la charge l'animal, banal objet de consommation dont on finit par se débarrasser quand il commence à trop gêner.
 
Déjà récompensé par le Prix du Jury, qui était présidé cette année par l'ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, "Le Teckel" a reçu aussi le Prix de la Révélation.

 

Le Prix de la Critique a été décerné à "The Fits", de Anna Rose Holmer qui raconte la découverte par une jeune boxeuse âgée de 11 ans d'une variante de la danse hip-hop, le drill. Quant au Prix d'Ornano-Valenti, il a été attribué à "Willy 1er" de Ludovic et Zoran Boukherma sur un frère jumeau se retrouve seul et inadapté.

 


Le festival de Deauville, dont c'était la 42è édition, présentait 37 films, dont 14 en compétition. Le jury, présidé cette année par Frédéric Mitterrand, était entouré de Françoise Arnoul, Eric Elmosnino, Marjane Satrapi, Ana Girardot, Douglas Kennedy, Emmanuel Mouret et Radu Mihaileanu.