Mostra de Venise : Elisa Sednaoui a donné le coup d'envoi

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/09/2015 à 22H51, publié le 02/09/2015 à 22H49
L'actrice Elisa Sednaoui à Venise pour la Mostra 2015 dont elle est la marraine.

L'actrice Elisa Sednaoui à Venise pour la Mostra 2015 dont elle est la marraine.

© Ottavia Da Re/Sipa/Sintesi

L'actrice italo-égyptienne Elisa Sednaoui a donné mercredi soir le coup d'envoi de la 72e Mostra de Venise, le plus vieux festival de cinéma du monde dont elle est la marraine cette année. La projection hors compétition du film à grand spectacle "Everest", drame himalayen en 3D, ouvre le bal.

A la fois film catastrophe et thriller psychologique, "Everest", signé du réalisateur islandais Baltasar Kormakur, raconte la disparition tragique de huit alpinistes les 10 et 11 mai 1996 en pleine tempête dans l'Himalaya. Ce drame a été amplement raconté, dans tous ses détails, une gageure pour le cinéaste qui a su néanmoins préserver le suspense.

Le film s'intéresse tout particulièrement au comportement des alpinistes de deux groupes, l'un emmené par le Néo-Zélandais Rob Hall, incarné à l'écran par l'acteur australien Jason Clarke, et l'autre par l'Américain Scott Fischer, joué par Jake Gyllenhaal. Les guides, aux personnalités presque opposées, périssent tous les deux. Dans une des scènes les plus dramatiques, Rob Hall parvient à joindre par téléphone satellite sa femme enceinte, jouée par Keira Knightley, avant de mourir.
"Everest" de Baltasar Kormakur, la bande-annonce

"Everest" succède à "Birdman" et "Gravity"

Le film, une production britannique d'un coût de quelque 65 millions de dollars, selon la presse, a été en partie tourné dans les Dolomites en Italie, en Islande, pays natal du réalisateur, et au camp de base de l'Everest au Népal. Le film comprend des "effets visuels, mais ce sont des effets visuels créés après des heures et des heures de tournage dans de vraies montagnes", a expliqué le réalisateur.

Le directeur de la Mostra, Alberto Barbera, a espéré que le film, présenté hors compétition à l'ouverture du festival, connaisse la même fortune que les précédents, "Gravity" il y a deux ans puis "Birdman", futur Oscar du meilleur film, l'an dernier. Ces deux grands succès ont incontestablement permis de relancer la Mostra, qui semblait alors en passe d'être totalement éclipsée par le festival de Toronto.

21 films en compétition, remise des prix le 12 septembre

Mercredi, la compétition débute avec le film sur des enfants-soldats en Afrique "Beasts of No Nations", produit par Netflix, réalisé par Carkey Fukunaga et interprêté, entre autres, par l'acteur britannique Idris Elba. Il sortira en octobre dans quelques cinémas, mais surtout sur le réseau Netflix, qui revendique quelque 65 millions d'abonnés dans le monde.

Vendredi, Johnny Depp (hors compétition avec "Black Mass") foulera le tapis rouge, accompagné de sa femme l'ex-mannequin Amber Heard, elle-même en compétition pour le très attendu "The Danish girl", sur la transformation en femme d'un peintre danois dans les années 1920, du réalisateur Tom Hooper, oscarisé pour "Le discours d'un roi".

Le traditionnel Lion d'Or sera décerné le 12 septembre parmi les 21 longs métrages en compétition. Présidé cette année par le réalisateur mexicain Alfonso Cuaron ("Gravity"), le jury comprend l'actrice allemande Diane Kruger, sa consoeur américaine Elizabeth Banks, mais aussi l'écrivain et scénariste français Emmanuel Carrère, le réalisateur taïwanais Hou Hsiao-hsien et le metteur en scène turc Nuri Bilge Ceylan.