Michale Bognanim arpente "La Terre Outragée", premier film à Tchernobyl

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 28/03/2012 à 12H09
Michale Boganim, La Terre Outragée

Michale Boganim, La Terre Outragée

© KENZO TRIBOUILLARD / AFP

"La Terre Outragée" est le premier long-métrage de fiction tourné dans la zone interdite de Tchernobyl, sur la catastrophe. C'est aussi le premier film de la réalisatrice Franco-israélienne Michale Boganim.

 

 

 

L'histoire

Le film commence juste avant la catastrophe de Tchernobyl, le 26 avril 1986. Anya et Piotr célèbrent leur mariage. Il est pompier, appelé en renfort après l'explosion. Elle ne le reverra jamais. Dix ans passent. La jeune femme passe la moitié du temps dans la "zone interdite". Elle accompagne des visiteurs. Le film suit aussi deux autres personnages hantés, comme elle, par la catastrophe et les disparus.

 

 

Le tournage

Une partie du film a été tournée dans la zone interdite, sur deux saisons, en hiver et en été. Il a été difficile pour Michale Boganim et son équipe d'obtenir les autorisations. les autorités ukrainiennes restent très frileuses sur le sujet. Pour gagner un peu de liberté et réduire censure et surveillance, la réalisatrice a du présenter un faux scénario. Pour Michale Boganim, il s'agissait moins de parler de la catastrophe que de raconter la douleur de l'exil, voir son impossibilité.

Lorsqu'elle s'est retrouvée au montage, quelques mois après le tournage, la catastrophe de Fukushima s'est produite, avec les mêmes images, la même désolation, les mêmes espoirs vains, et une nouvelle terre interdite, donnant plus de relief encore à ce film primé et remarqué dans des festivals européens.

 

Tchernobyl

Tchernobyl

© RÜDIGER LUBRICHT / BILDERBERG

 

Aujourd'hui

Dans quelques semaines, à la date anniversaire de la catastrophe, commencera la construction d'un nouveau sarcophage pour la centrale. Il a fallu pour cela réunir 1,5 milliards d'euros, avec l'aide des grandes organisations inetrnationales. La première chappe placée sur le site l'avait été dans la préciptation et l'urgence. elle est fissurée depuis plusieurs années.

Au début du mois Mikhail Gorbatchev, ancien président de l'Union Soviétique et fondacteur de la "Green Cross International",  s'est prononcé pour la création d'un Tribunal International pour les crimes écologiques. Il poursuivrait aussi bien les chefs d'entreprises que les chefs d'etat ou de gouvernement. Le père de la Perestroïka se prononce aussi en faveur d'une sortie progressive du nucléaire civil et militaire.