Le Centre national du cinéma n'est "pas une vache à lait" avertit Filippetti

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/07/2013 à 11H23, publié le 18/07/2013 à 11H21
Aurélie Filippetti en mai 2013

Aurélie Filippetti en mai 2013

© ERIC FEFERBERG / AFP

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti s'est livrée à un plaidoyer pour le CNC et a défendu cet organisme, dont les réserves attirent le ministère des Finances.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a mis en garde ce jeudi le ministère des Finances à propos du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Interrogée par France Culture, la ministre a affirmé avoir été “très claire avec Bercy”, qui lorgne sur les réserves de cet organisme.
 
“C'est Bercy et la Cour des comptes qui ont réclamé que les opérateurs de l'Etat, dont le CNC, mettent en place ce qu'on appelle des règles prudentielles, c'est-à-dire en gros qu'ils constituent des réserves pour pouvoir assure leur fonctionnement", a souligné Aurélie Filippetti. "Bercy est représenté au sein des instances du CA du CNC. Bercy a voté ces mécanismes et aujourd'hui Bercy vient nous dire que le CNC a trop de réserves!". 

Bel accueil sur les réseaux sociaux
"Moi, je demande de la cohérence. Je demande qu'on arrête de dire que le CNC a trop d'argent, c'est faux" a poursuivi Mme Filippetti en lançant "le CNC n'est pas une vache à lait". "Si vous voulez changer les règles prudentielles, dites-le. Mais je veux qu'on arrête de dire que le CNC a trop d'argent",a -t-elle insisté en rappelant que la taxation des billets d'entrées au cinéma permettait de financer le cinéma. "Une partie de cet argent, plus de 150 millions d'euros, va servir à numériser des films, notamment pour développer l'offre numérique légale", a ajouté la ministre.

Ce plaidoyer pour le CNC a recueilli les faveurs des réseaux sociaux, en particulier de la part des professionnels du cinéma.