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"Sur le chemin de l'école" de Pascal Plisson : l'odyssée quotidienne de 4 écoliers pour s'instruire

Publié le 25/09/2013 à 12H02, mis à jour le 26/09/2013 à 13H05
Au Kenya, Jackson, 11 ans, parcourt matin et soir 15 km avec sa soeur Salomé, 6 ans, pour aller à l'école 

Au Kenya, Jackson, 11 ans, parcourt matin et soir 15 km avec sa soeur Salomé, 6 ans, pour aller à l'école 

© Winds / E. Guionet
L’école est une chance. C’est ce que rappelle le documentaire de Pascal Plisson, « Sur le chemin de l’école » qui sort en salles ce mercredi. Il raconte les péripéties de quatre enfants qui prennent chaque jour des risques pour réaliser leur rêve : aller à l’école. Ce film, c'est aussi l'histoire de liens très forts qui se sont noués entre le réalisateur et les quatre héros du film.
Reportage : P. Deschamps, J-M. Lequertier, P. Touileb, M-L. Laboiry


Avant de devenir un documentaire de 77 minutes, « Sur le chemin de l’école » a d’abord été une aventure humaine qui a nécessité six mois de recherches pour trouver les histoires et les écoliers qui allaient devenir les héros de ce film. Pascal Plisson et Barthélémy Fougea, son producteur, ont contacté par mail leurs amis et relations à travers le monde. Le réalisateur n’en manquait pas. Pascal Plisson a en effet signé plusieurs documentaires « tournés vers le monde » : Massaï, les guerriers de la pluie (2004), Les mystères de Clipperton (2005) et Vue du ciel 2 (2007).

Sur le chemin de l'école - Extrait - Zahira

Ce réseau de relations a ensuite fait un travail de terrain pour contacter les écoles, de la Russie à Haïti en passant par le Guatemala. Deux critères étaient essentiels : l’âge des enfants (entre 7 et 12 ans) et la distance les séparant de leur école. Une centaine d’histoires se sont ainsi présenté au cinéaste qui a dû faire un choix. « Le Kenya s’est rapidement imposé » expliquait Pascal Plisson dans La Croix, « car c’est un pays que je connais bien. Puis l’Argentine, le Maroc et l’Inde se sont ensuite greffés au projet car les histoires nous ont profondément marqué ».

Le réalisateur Pascal Plisson avec Salomé, 6 ans et son frère Jackson, 11 ans (à droite)
Le réalisateur Pascal Plisson avec Salomé, 6 ans et son frère Jackson, 11 ans (à droite) © Senator Filmverleih

Le réalisateur a ensuite rencontré chacun des enfants : Zahira dans l’Atlas marocain, Jackson au Kenya, Carlito en Argentine et Samuel en Inde. Il a passé du temps avec eux et leur famille pour bien faire connaissance et établir une relation de confiance. Le tournage ( de février à octobre 2012) a ensuite commencé avec comme seule consigne pour les enfants, celle de ne pas regarder la caméra. Chaque histoire a nécessité douze jours de tournage. Si le budget du film – 2 millions d’euros – était conséquent, l’équipe était elle, très réduite : le réalisateur, un chef opérateur (Simon Watel)  et un ingénieur du son (Emmanuel Guionet), plus une équipe de six personnes pour la régie. Pascal Plisson avait fait le choix de ne pas montrer les rushs aux enfants pour qu’ils restent le plus naturels possible.


 A noter que pour ce film, un partenariat a été tissé avec l’Unesco et l’ONG Aide et Action qui œuvre à la scolarisation des enfants dans le monde. On peut aussi se féliciter de l’engagement de Walt Disney Compagny France, qui distribue le film (assez loin des productions en 3D habituelles). Son Pdg, Jean-François Camilleri, s’est en effet engagé personnellement sur ce projet, activant par là même le processus de production.

Un documentaire pour réfléchir mais aussi s'émerveiller
Un documentaire pour réfléchir mais aussi s'émerveiller © Winds / E. Guionet

L’histoire de ces quatre enfants qui franchissent chaque jour des obstacles pour aller à l’école fait écho à celle racontée par le photographe et écrivain Olivier Föllmi. Dans le livre "Caravane pour une école » (Nathan - 1990), il racontait le périple de Lobsang, un jeune écolier du Zanskar, une région montagneuse du Nord de l’Inde. Scolarisé au Ladackh (autre région de l'Inde), il devait cheminer durant quatorze jours sur les glaces d’un fleuve gelé pour rejoindre sa famille durant les vacances scolaires et cela, après avoir être resté sans les voir, de l'âge de 8 à 11 ans, car il était à l'internat.