"Diabolo Menthe" : quarante après, le film culte de Diane Kurys ressort en salles

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/08/2017 à 15H15, publié le 16/08/2017 à 12H28
"Diabolo Menthe" le film de 1977 réalisé par Diane Kurys ressort dans une version restaurée 

"Diabolo Menthe" le film de 1977 réalisé par Diane Kurys ressort dans une version restaurée 

© France 2 / Culturebox / Capture d'écran

Parmi les films cultes qui traitent de l’adolescence, "Diabolo Menthe"est une référence majeure. Réalisée en 1977 par Diane Kurys, l'action se déroule lors de l'année scolaire 1963-64 et résonne comme un pamphlet pour le féminisme et la liberté d'expression. Au générique, l’actrice principale Eléonore Klarwein crève l’écran. Le film ressort en salles, dans une version remasterisée.

"Diabolo Menthe" de Diane Kurys traverse les époques et garde sa fraicheur adolescente. Sorti au cinéma en décembre 1977, le film connait un succès immédiat, avec 3 millions de spectateurs : deuxième plus gros carton français de l’année. Une version restaurée sort en salle aujourd'hui.

Reportage : N. Tabouri, A. Richard, F. Bazille, D. Dahan, L.Bouhnik, G. Liaboeuf

La petite Anne et son "Diabolo Menthe"

"Diabolo Menthe" est immédiatement accueilli avec enthousiasme par le public. Le sujet, jusque-là peu abordé, touche les spectateurs, et puis il y a Anne et sa moue boudeuse. L'adolescente de 13 ans, interprétée par la jeune comédienne Eléonore Klarwein, renverse les cœurs et devient la coqueluche des spectateurs. Elle vit aujourd'hui à Trouville en Normandie et conserve avec bienveillance les souvenirs de tournage. "J'ai toujours fait attention à ce que l'image de Diabolo Menthe ne soit pas ternie ou abimée car moi aussi j'aime cette image de bulle de coton", assure-t-elle. 
 Eléonore Klarwein interprétait la jeune Anne de "Diabolo Menthe" en 1977

 Eléonore Klarwein interprétait la jeune Anne de "Diabolo Menthe" en 1977

© France 3 / Culturebox
A la sortie du film, même la chanson du film, écrite par Yves Simon, est un tube. 

Quand les amours adolescentes bousculent les esprits 

A travers le rôle de toutes ces jeunes filles en blouses grises, Diane Kurys évoque dans son tout premier film une époque parfois douloureuse. La rigueur de l'école des années 1960, les premiers émois amoureux et le bouillonnement d’une jeunesse française dans une France gaullienne révolue. "1968 n'aurait pas existé si on n'avait pas recherché toute cette ouverture à l'extérieur", se souvient une spectatrice de l'époque.
Diane Kurys lors du tournage de "Diabolo Menthe"

Diane Kurys lors du tournage de "Diabolo Menthe"

© France 2 / Culturebox / Capture d'écran
L'action se déroule au lycée Jules Ferry lors de la rentrée scolaire en 1963. "Le tournage a été un moment de bonheur absolu, parce qu’on a envahi un lycée où j’avais passé probablement les pires années de ma vie […] pour y faire la révolution. C’était un exutoire, une revanche", explique-t-elle. Si le film retrace une histoire personnelle, il est aussi le reflet de la jeunesse des sixties qui se reconnaît immédiatement dans cette oeuvre intime et sincère. 

Retour en salles

Ce film est aussi le reflet d'un changement des mentalités et de la société française. La jeunesse s'émancipe et twiste sur Johnny Hallyday, les familles divorcées commencent à apparaître, la communication dans les familles est encore peu répandue. "C'est une époque charnière, on arrive à 1968 et après ça explose", rapporte encore la cinéaste. Pour les nostalgiques, le film ressort en salles, dans une version remastérisée.