Tom Cruise rempile dans "Jack Reacher : Never Go Back"

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Publié le 20/10/2016 à 11H01
Tom Cruise dans "Jack Reacher : Never Go Back" d'Edward Zwick

Tom Cruise dans "Jack Reacher : Never Go Back" d'Edward Zwick

© Paramount Pictures

Alors que le titre scande "ne jamais revenir en arrière” ("Never Go Back"), le deuxième volet de la franchise Jack Reacher fait reprendre du service à l’”ex-major” Tom Cruise sous la houlette du ”faiseur” Edward Zwick qui l’a déjà fait tourné dans ”Le Dernier Samouraï” (2003). Rien de neuf sous le soleil : un complot, des poursuites, de la baston, avec un zeste d’intrigue familiale.

La note Culturebox

2
2/5

Recette de cuisine

La franchise semble être née pour concurrencer celle de ”Jason Bourne” : l’ex agent de la CIA est remplacé par un ex-major de la police militaire ; même héros solitaire ; même codes du thriller hollywoodien…, les deux étant des petits enfants de James Bond en termes d’action sur fond d’espionnage et de complot. Mais Bourne possède une modernité ”hardware” et est habité d'un drame intérieur avec lesquels Reacher ne peut rivaliser, surtout dans ce second opus.
"Jack Reacher : Never Go Back" : la bande annonce

Le sel de "Never Go Back" provient du personnage de Susan Turner (Cobie Smulders), à la tête de l’unité de l’"ex-major", qui s’avère comme son double au féminin, connaissant toutes les ficelles de l’institution militaire et des techniques de combats. Le piment, lui, vient de Samantha (Danika Yarosh) que d’aucuns prétendent comme étant la fille cachée de Reacher… Tout cela sent le plat à réchauffer, la cuisine industrielle, pour ne pas dire la "malbouffe".

Mainstream

L’adage selon lequel l’on prépare les meilleurs plats dans les vieux pots ne se vérifie pas toujours. "Jack Reacher : Never Go Back" sent le vieux et la nouvelle tête de Cruise gonflée au botox (?) n’arrange rien. Les héros fatigués ont donné de très grands films ("La Horde sauvage") ; là on atteint le pathétique. Une fin de règne. Pourquoi le formidable acteur qu’est Tom Cruise enquille-t-il les films d’action, même s’ils sont parfois du meilleur cru, en délaissant son potentiel de comédien ? Pour alimenter les caisses de la Scientologie ?

Cobie Smulders et Tom Cruise dans "Jack Reacher : Never Go Back" d'Edward Zwick 

Cobie Smulders et Tom Cruise dans "Jack Reacher : Never Go Back" d'Edward Zwick 

© Paramount Pictures

A la caméra, Edward Zwick fait le job. A l’image du cinéma de techniciens qu’est devenu Hollywood, avec tout le respect que l'on doit aux métiers de l’usine à rêve. Pas d’idées de mise en scène, aucune trouvaille dans le scénario et comme toujours une réalisation impeccable, mais aucun cœur à l’ouvrage. Un film formaté pour la séance du samedi soir et du dimanche plateau-repas, quand il passera à la petite lucarne. Comme on dit aux Etats-Unis, "another day at the office", la routine. 

"Jack Reacher : Never Go Back" : l'affiche française

"Jack Reacher : Never Go Back" : l'affiche française

© Paramount Pictures France

LA FICHE

Thriller d'Edward Zwick (Etats-Unis) - Avec :   Tom Cruise, Cobie Smulders, Robert Knepper, Danika Yarosh, Aldis Hodge - Durée : 1h58 - Sortie : 19 octobre 2016
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Synopsis : Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l'innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d'État, alors que s'immisce entre eux une adolescente rebelle qui pourrait bien être sa fille...