"Mea culpa" : Lindon et Lellouche s’égarent dans un thriller indigeste

Par @pygrenu Rédacteur en chef de Culturebox
Mis à jour le 04/02/2014 à 10H31, publié le 31/01/2014 à 16H43
Vincent Lindon et Gilles Lellouche dans "Mea Culpa"

Vincent Lindon et Gilles Lellouche dans "Mea Culpa"

© Gaumont Distribution

Fred Cayavé avait signé “Pour elle” et “Les infidèles”, non dénués d’intérêt. Il revient avec ce film d’action dépourvu de subtilité. Une grosse déception.

Film policier français de Fred Cayavé – avec Vincent Lindon, Gilles Lellouche et Nadine Labaki. Durée: 1h30 – Sortie : 5 février 2013

Synopsis : Toulon. Deux policiers, Simon et Franck, arrosent la fin d'une mission. Sur la route du retour, ils provoquent un accident mortel. Simon était au volant, il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, son fils Théo est le témoin d'un règlement de compte. Un gang mafieux russe veut s’en débarasser. Pour le protéger, Simon et Franck se retrouvent face à des tueurs ultra-déterminés...
Pas grand chose à sauver dans cette série C dans laquelle Vincent Lindon est venu se perdre, caricature de lui même dans le rôle du type qui-a-beaucoup-morflé-et-se-réfugie-dans-le-silence-mais-n'en-pense-pas-moins. D’un bout à l’autre du film, une expression douloureuse sur le visage statufié de cet immense acteur, pas deux. Lellouche, lui fait du Lellouche, mouille la chemise, et se relève à chaque fois, malgré les balles, les chutes à travers le plafond et les collisions à pleine vitesse.
extrait de "Mea Culpa" © Thomas Brémond - Gaumont - LGM Cinéma
Au programme, donc, un enchaînement de courses poursuites interminables et truffées d'invraisemblances. Sorte de Taxi version trash, l'humour en moins et le TGV en plus. Malgré quelques bonnes idées (notamment le rebondissement final), on retient surtout de ce film ses aspects caricaturaux, violents et larmoyants, lourdingues.

Mention spéciale aux bruiteurs qui s'en donnent à cœur joie vu le nombre de coups et de balles échangées. Même les coups de boule sont en dolby surround. Au bout de 90 minutes très très longues, on s’interroge : pourquoi s'acharner à produire ce genre de film. Les Américains font ça tellement mieux.