"Les Lignes de Wellington" : l'ennui d'une guerre napoléonienne

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 23/11/2012 à 13H30
John Malkovitch dans "Les Lignes de Wellinghton" de Valeria Sarmiento

John Malkovitch dans "Les Lignes de Wellinghton" de Valeria Sarmiento

© Alfama Films (ex-Alma Films)

"Les Lignes de Wellington" était le dernier film projeté par Raoul Ruiz pour commémorer le bicentenaire de la résistance portugaise face à l'invasion napoléonienne. Le cinéaste décédé, c'est Valeria Sarmiento, collaboratrice de Ruiz et réalisatrice qui prend le relais. Si la distribution comprend des noms prestigieux, ils ne sont que fugitifs dans le films d'un ennui prodigieux.

De Valeria Sarmiento (France), avec : Nuno Lopes, Carloto Cotta, John Malkovich, Marisa Paredes, Melvil Poupaud - 2h31 - Sortie : 21 novembre

Synopsis : 1810 : les troupes napoléoniennes, emmenées par le Maréchal Masséna, envahissent le Portugal. Lors de la bataille de Buçaco, Masséna est défait. Pour autant, Portugais et Britanniques, sous le commandement du Général Wellington, battent en retraite. Wellington espère ainsi attirer l’ennemi à Torres Vedras, où il a fait bâtir des lignes de fortifications infranchissables. Cette stratégie, couplée à une opération de terre brûlée, plonge les populations civiles dans l’exode.
 

Si nombre de têtes d’affiches sont au générique des « Lignes de Wellington », elles semblent plus présentes pour rendre hommage à Raoul Ruiz que pour participer à un film, pourtant plein de promesses, et au final ennuyeux.

Il repose pourtant sur un sujet fort et quasiment ignoré de ce côté-ci des Pyrénées : l’invasion par Napoléon du Portugal, dans la suite de l’Espagne, désastreuse pour les deux côtés de la frontière. John Malkovitch, Maria Paredes, Melvil Poupaud, Mathieu Amalric, Elza Zylberstein, Vincent Perez, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Michel Piccoli, Chiara Mastroianni sont du voyage. Un casting incroyable qui ne fait figure que de caméo.

Michel Piccoli, Catherine Deneuve et Isabelle Huppert dans "Les Lignes de Wellington" de Valeria Sarmiento

Michel Piccoli, Catherine Deneuve et Isabelle Huppert dans "Les Lignes de Wellington" de Valeria Sarmiento

© Alfama Films (ex-Alma Films)
« Les Lignes de Wellington » aligne pendant deux-heures et demi les sempiternelles mêmes images de troupes et de réfugiés marchant et marchant encore pour fuir les combats. Mais ce qui plombe le film de manière inéluctable, c’est la musique insistante et constante de Jorge Arrigala, lancinante comme jamais, plaquée au rythme du pas épuisé des protagonistes, pour mieux nous faire tomber de sommeil. Assomant.

Reste la belle scène fugitive du repas en présence de Deneuve, Huppert et Piccoli, mais c’est cher payer la vision d’un film d’un ennui éprouvant.