"Interstellar" : esthétique, hyper-réaliste... et un peu long !

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Mis à jour le 04/11/2014 à 18H15, publié le 03/11/2014 à 15H42
Mattew McConaughey, Anne Hathaway et David Gyasi dans "Interstellar" de Christopher Nolan

Mattew McConaughey, Anne Hathaway et David Gyasi dans "Interstellar" de Christopher Nolan

© Warner Bros. France

Christopher Nolan est un grand metteur en scène qui, depuis "Memento", s’est affiché dans un fantastique hors norme. Sa trilogie "Dark Knight" a révolutionné la franchise "Batman", et ne parlons pas d’"Inception", chef-d’œuvre d’une S-F régénérée. Ou citons le mal aimé "Le Prestige". Il tient de beaux paris, toujours écrits avec son frère Jonathan. Mais cette fois, il y a du bon et du moins bon.

La note Culturebox
3 / 5                  ★★★☆☆

De Christopher Nolan (Etats-Unis), avec : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Bill Irwin, Ellen Burstyn, Jessica Chastain, Michael Caine, Casey Affleck, John Lithgow - 2h49 - Sortie : 5 novembre 2014

Synopsis : Un groupe d’explorateurs utilise une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire. 
"Interstellar" : la bande-annonce
Hyper réaliste
S’il se présente à la tête de blockbusters, Christopher Nolan est toujours exigeant envers ses spectateurs, se présentant comme un auteur à la tête d’un film qui demande beaucoup à son public. C’était déjà le cas de sa trilogie "The Dark Knight", pari gagné, un peu moins avec "Inception", flop malheureux avec "Le Prestige", pourtant formidables. "Interstellar" va peiner à remonter la pente. Déjà, une durée de 2h49 ne rassure pas. Ensuite, l’écriture très alambiquée peut laisser sur le bord de la route.

"Interstellar" reflète encore les qualités de mise en images hyper-réaliste des histoires les plus improbables de Christopher Nolan. Il prend le défi de mettre en scène un pur "space-opera", au-delà d’un "Gravity" qui est plus un film catastrophe que de la science-fiction. Nolan se réfère plus à la S-F de Arthur C. Clark, co-auteur de "2001 : l’Odyssée de l’espace" avec Stanley Kubrick. La référence au film de 1968 est bien présente dans son film.
Anne Hathaway dans "Interstellar" de Christopher Nolan

Anne Hathaway dans "Interstellar" de Christopher Nolan

© Warner Bros Entertainmentanan

Trop long
Mais cela dure bien longtemps. D’autant que McConaughey n’est pas exceptionnel, alors qu’il est presque de tous les plans. Jessica Chastain  intervient dans la dernière partie du récit, par rapport auquel on a plus ou moins décroché. L’apparition de Matt Damon ne rassure pas non plus. On se demande ailleurs comment il revient dans le jeu : d’où vient sa navette spatiale pour essayer de rejoindre le vaisseau-mère ? 

"Interstellar" n’en reste pas moins un beau film, un peu long, certes, mais d’une grande esthétique visuelle dans la continuité de la création de Christopher Nolan. Le cinéaste reste fidèle à lui-même, comme auteur, signant des blockbusters attendus, et en même temps réclamant l’attention de son auditoire. Ce qui n’empêche pas que cela puisse être à son détriment.