"Chronicle" : "Cloverfield" VS "Superman"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 22/02/2012 à 14H52
Dane DeHaan dans "Chronicle" de Josh Trank

Dane DeHaan dans "Chronicle" de Josh Trank

© Twentieth Century Fox France

De Josh Trank (Etats-Unis/Grande-Bretagne), avec : Dane DeHaan, Alex Russell, Michael B. Jordan, Michael Kelly, Ashley Hinshaw - 1h24 - Sortie : 22 février

Synopsis : Après avoir été au contact d'une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas !
 

Documenteur
Le faux reportage tient une forme incroyable depuis “Le Projet Blair Witch”. « Chronicle » suit cette veine sur le ton de « Cloverfield », à la sauce de la série « Heroes » et « Misfits ». Et si Superman était né sur terre ? Le film de Josh Trank s’avère de ce fait une formidable relecture du mythe du super héros dans la fiction américaine.

Après « Kick Ass », et avant lui d’autres comics, puis films, ou séries, la fascination des super héros sur le public est interpellée dans la fiction. Formidable sujet qui trouve avec « Chronicle », une de ses interprétations les plus abouties. Dans sa forme d’abord : réaliste par l’appel au faux reportage et la teneur graphique des images, très spectaculaires et rythmées, comme l’enchaînement des cases d’une BD : efficace.

Dane DeHaan, Michael B. Jordan et Alex Russell dans "Chronicle" de Josh Trank

Dane DeHaan, Michael B. Jordan et Alex Russell dans "Chronicle" de Josh Trank

© Twentieth Century Fox France

La dialectique des super héros
Mais nous ne sommes pas chez Marvel ou DC Comics. Le scénario montre toutes les subtilités d’un genre tenu pour « bourrin ». Tout un art qui passe par le film pour adolescents (les personnages), le sujet (super héros), le traitement (spectaculaire à effets spéciaux). Pour le désarçonner, en analyser les composantes, la dialectique, avec un sens du récit déconcertant.

On peut regretter les origines du « mal » trop explicites. Mais c’est un hommage à Superman, le père de tous les super héros. Le reste change véritablement de registre et se conclut sur une fin qui pourrait bien prédire d’une suite. Si elle est aussi bonne que l'original, on est prêt à en suivre la chronique.