"Another Happy Day" : une réunion de famille explosive

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 31/01/2012 à 10H25
Ellen Barkin et dans "Another Happy Day" de Sam Levinson

Ellen Barkin et dans "Another Happy Day" de Sam Levinson

© Memento Films Distribution

De Sam Levinson (Etats-Unis), avec : Ellen Barkin, Ezra Miller, Kate Bosworth, Ellen Burstyn, Demi Moore, Thomas Haden Church, George Kennedy - 1h55 - Sortie : 25 janvier

Sinopsys : Lynn marie son fils aîné chez ses parents, accompagnée de ses deux plus jeunes garçons, l'un d'eux étant addict aux médicaments, à l'alcool et autres drogues. De la préparation de la céromonie au pugilat final : une réunion de famille explosive.

La bande-annonce de "Another Happy Day" :

De Sam Levinson (Etats-Unis), avec : Ellen Barkin, Ezra Miller, Kate Bosworth, Ellen Burstyn, Demi Moore, Thomas Haden Church, George Kennedy - 1h55 - Sortie : 25 janvier   Lire la critique

Erreur sur la marchandise
Le titre, l’affiche de « another Happy Day » font penser à une comédie. Le scénario a été couronné à Sundance en 2011. Le résultat est plutôt dramatique, donc trompe son public, sur la corde de la famille américaine, sujet phare du cinéma américain.

Le film de Sam Levinson, fils du réalisateur Barry Levinson - vétéran des années 80 (« Rain Man », « Good Morning Vietnam », « Toys »…) – hérite bien de son papa, comme faiseur à la hauteur des attentes. Sujet classique, traité avec un zest trash - ici un fils addicte qui atomise le mariage de son frère : le bon ton décalé est de rigueur.

Ellen Barkin et Ezra Miller dans "Another Happy Days" de Sam Levinson

Ellen Barkin et Ezra Miller dans "Another Happy Days" de Sam Levinson

© Memento Films Distribution

Faux film indépendant
La casting est tiré sur le volet : Ellen Barkin en mère dépressive, Ellen Burstyn en mamie réac, Kate Borsworth en accaparatrice des noces et Demi Moore en voleuse de mari. Le meilleur choix se révèle Ezra Miller, en fils au sortir d’une cure de désintoxication aux médicaments, drogué, alcoolique et au cynisme agressif. Le personnage le plus creusé, dont les yeux en amande du jeune acteur (vu récemment dans l’excellent « We Need to talk about Kevin ») alimentent le charme trouble.

A part lui, pas grand chose sous le soleil. Si le scénario est surévalué par son prix à Sundance, la réalisation ne reflète aucunement ce que l'on attend d'un film indépendant, puisqu’elle duplique celle d’une major, sans surprise, avec un ton (légèrement) décalé de circonstance. Comme un produit.