Festival du court-métrage : dans l'intimité des familles en crise

Par @Culturebox
Mis à jour le 12/02/2016 à 17H34, publié le 12/02/2016 à 15H53
Photogramme de "Jay parmi les hommes" de Zeno Graton

Photogramme de "Jay parmi les hommes" de Zeno Graton

© Zeno Graton "Jay parmi les hommes" / capture d'écran France 3 Culturebox

La compétition nationale du Festival de Clermont-Ferrand (5 au 13 février 2016) rassemble des courts-métrages dont les thèmes principaux sont la vie familiale, l’adolescence et l’enfance difficile. Rencontre avec les cinéastes sélectionnés.

En compétition nationale au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, la plupart des films en sélection traitent de sujets sombres où il est question de choix. Les cinéastes cherchent à mettre en avant la relation qu'entretiennent les enfants avec leurs parents et les conséquences de certaines actes. Rencontre avec les cinéastes sélectionnés.

Reportage: Beaune R./ Pastural L./ Mathieu V./ Belle P.O/ Janin L./ Robert D./ Bonnetot S. 

On ne choisit pas sa famille. Le message est bien compris. Entre les paroles incessantes et les non-dits, "Le repas dominical" de Céline Devaux illustre à la perfection cette idée : "La violence des sentiments qui peut arriver dans les histoires d’amour ou même d’amitié est conditionnée par l’idée que ce sont des gens que l’on choisit. Or, la famille, même si on décide de rompre avec elle, ce sera une rupture très compliquée. Et socialement inacceptable". Ce film traite de la facon d'exister et de se positionner au sein du cercle familial, avec son lot de clichés : une mère qui crie et un père qui se tait. La jeune diplômée de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en est seulement à son second film d’animation. Ce dernier a été sélectionné à Cannes en 2015 et aux Césars 2016. 

Photogramme de "Le repas dominical" de Céline Devaux

Photogramme de "Le repas dominical" de Céline Devaux

© Céline Devaux "Le repas dominical" / capture d'écran France 3 Culturebox

"1992" a été tourné en images réelles sur des bandes Hi-8 (utilisées pour les caméscopes) par le réalisateur Anthony Doncque. Cet ancien étudiant de La Fémis connaît toutes les facettes du métier : co-producteur en 2010 du long-métrage "Incendies" de Denis Villeneuve (nommé dans la catégorie Meilleur Film Etranger aux Oscars et Césars en 2012), il produit "Les jeux des nuages et de la pluie" de Benjamin de Lajarte.

"1992", c’est l’histoire de Martin, 17 ans et de son père qui partagent un secret. La communication n’est plus possible lorsque ce dernier est découvert. 

Photogramme de "1992" de Anthony Doncque

Photogramme de "1992" de Anthony Doncque

© Anthony Doncque "1992" / capture d'écran France 3 Culturebox

 "Maman(s)" de Maïmouna Doucouré reste dans la thématique de l’enfant perturbé. La petite Aida est, elle aussi, dans une tourmente familiale : un père polygame qui a un enfant avec une autre femme qu'elle doit apprendre à considérer comme une deuxième maman. "Je voulais montrer comment les actions des adultes peuvent avoir des répercussions très fortes parfois irréversibles sur la construction d’un enfant." Réalisatrice de "Talio" (où l’on suit Clémence se faisant battre par son ami Raphaël sans raison), Maïmouna Doucouré aime filmer les sujets qui dérangent.

Photogramme de "Maman(s)" de Maïmouna Doucouré

Photogramme de "Maman(s)" de Maïmouna Doucouré

© Maïmouna Doucouré "Maman(s)"

Stella Di Tocco pour son film "Bal de Famille" est la grande gagnante du prix France Télévisions 2016. 

Familles unies et désunies à l’écran, enfants face aux actes des plus grands, le Festival de Clermont-Ferrand décortique la famille jusqu’au 13 février.


Suivez jour après jour le Festival de Clermont-Ferrand sur le site officiel France 3 Auvergne.