Coupes sombres pour écrans noirs dans le Var

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/02/2015 à 18H12, publié le 18/02/2015 à 18H09
Le Grainage, le cinéma de Cotignac (Var) a fermé fin janvier

Le Grainage, le cinéma de Cotignac (Var) a fermé fin janvier

© France 3

A cause de la diminution des subventions publiques mais aussi de la baisse de fréquentation, les cinémas varois du Luc, de Barjols et de Cotignac ont fermé leurs portes fin janvier. Pour maintenir un lien social, des maires ont décidé de se battre. Comme à Brignoles.

Reportage : Alexandre Dequidt, Denise Delahaye et Bruno Prou
Prenez Cotignac, gros bourg de 2.500 habitants du cœur de la Provence. Depuis 30 ans, le cinéma était un lieu de sortie hebdomadaire et de rencontres. La salle avait été refaite, avec matériel numérique et écran 3D. Début février, il a fermé ses portes. La faute à la baisse des subventions du conseil général d’une part, du conseil régional de l’autre. La faute aussi à une fréquentation en baisse.
Fermé faute de subventions mais aussi de fréquentation

Fermé faute de subventions mais aussi de fréquentation

© France 3
Il est curieux de noter que depuis les dernières élections, ce sont en général les budgets consacrés à la culture qui sont en priorité revus à la baisse. C’est le cas à Grenoble (EELV), à Caen (UMP) ou dans des communes gérées par le FN comme Cogolin.
Des campagnes de sensibilisation sans grands résultats

Des campagnes de sensibilisation sans grands résultats

© France 3
Pour tenter d’enrayer cette tendance et surtout tenter de préserver un fragile lien social, des mairies se battent. Comme par exemple à Brignoles dont le cinéma a lui aussi fermé, en septembre dernier.
Un "malade" placé sous assistance par le maire...

Un "malade" placé sous assistance par le maire...

© France 3
Là, le maire a pris le dossier à bras le corps : il a décidé de faire prendre en charge les salles par la commune et de les gérer par l’intermédiaire d’une régie municipale. Tant pis si cet investissement se fait à perte pour l’instant (à hauteur de 170.000€). Mais qu’importe si la préservation d’une vie de village notamment pour les plus jeunes est en jeu.