Albert Dupontel : "9 mois ferme, une histoire d’amour improbable"

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/10/2013 à 17H47, publié le 09/10/2013 à 16H41
Sandrine Kiberlain et Albert Dupontel présentaient "9 mois" à Angoulême

Sandrine Kiberlain et Albert Dupontel présentaient "9 mois" à Angoulême

© FLORENT DUPUY/SIPA

"9 mois ferme", le cinquième film du comédien et cinéaste Albert Dupontel prend cette fois pour cadre l'institution judiciaire. Il raconte l’histoire improbable de la rencontre d'une magistrate et d'un prévenu. Les neuf mois en question sont le temps de la grossesse qui en résulte. La magistrate est interprétée par une Sandrine Kiberlain, en pleine forme et expansive.

Cousin de "Bernie", le personnage interprété par Dupontel dans ce film apporte sa folie et son innocence dévastatrice dans le monde bien réglé d'une juge d'instruction qui ne vit que pour son travail. C'est bien entendu le choc des contraires qui fait jaillir l'humour. D'un côté, cette trentenaire policée, bourreau de travail et de l'autre le crétin maladroit pris dans une histoire qui, bien sûr, le dépasse dans un monde qu'il ne contrôle pas.

La bande annonce de "Neuf mois ferme"
Albert Dupontel occupe une place vraiment à part dans le cinéma français. Ancien élève d'Antoine Vitez (qui avouait une répulsion à l'égard de l'humour), il a vraiment décollé lors de ses one man shows au cours desquels le politiquement correct n'avait vraiment pas cours ! Il est rapidement passé au cinéma tout en continuant de travailler ses sketches. Un court métrage puis cinq longs ont fait de lui un véritable réalisateur, ces films présentant à la fois une cohérence et marquant une évolution dans l'inspiration et la réalisation.
"9 mois ferme" ambitionne toujours de faire rire le public en jouant sur la bêtise des personnages et le caractère improbable donc comique des situations. Seize ans après le délirant et drôlissime "Bernie" il a domestiqué ses ardeurs et son film a gagné en réalisme.

Interview d'Albert Dupontel sur le plateau de France 3 Haute-Normandie
Le comédien Dupontel ne reste pas enfermé dans le registre comique. Il était excellent dans "L'ennemi intime" de Florent Emilio Siri par exemple ou dans "Le bruit des glaçons" de Bertrand Blier. Albert Dupontel a su également ne jamais abdiquer sa liberté et se donner les moyens de mener sa carrière de réalisateur sans dépendre de qui que ce soit. Une liberté dont il est fier.