Clint Eastwood s'explique sur son show raté à la convention républicaine

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 15/09/2012 à 10H54
Clint Eastwood s'adressant à une chaise vide à la convention républicaine (Tampa, Floride, 30 août 2012)

Clint Eastwood s'adressant à une chaise vide à la convention républicaine (Tampa, Floride, 30 août 2012)

© Lynne Sladky/AP/SIPA

Clint Easwood a ironisé vendredi sur sa propre prestation à la récente convention républicaine, reconnaissant qu’il n’avait rien préparé et que sa tête était « vide » pendant son étrange discours.

Alors qu’il était venu faire la promotion de son dernier film, « Une nouvelle chance », à Beverley Hills (Californie), l’acteur de 82 ans a blagué sur les réactions à sa prestation. "Je n'ai pas eu la réponse que je voulais car j'espérais qu'ils allaient me donner l'investiture" pour la course à la Maison Blanche, a-t-il dit en souriant. "C'était mon ambition."

Clint Eastwood avait quelque peu déraillé quand il s’était exprimé le dernier soir de la grand-messe républicaine, pour soutenir Mitt Romney, le candidat républicain à la présidentielle. Il avait improvisé un dialogue imaginaire avec le président Barack Obama, représenté par une chaise vide. Sa prestation avait suscité des railleries et avait déchaîné l’imagination des internautes sur les réseaux sociaux. Ceux-ci avaient inventé un nouveau terme, l'"eastwooding".

Clint Eastwood s'était préparé cinq secondes avant
Si c'était à refaire, "je ne sais pas si je le ferais de la même manière.  J'en doute, car j'ai pensé (à ce que j'allais dire) cinq secondes avant d'être sur scène", a-t-il ajouté avec flegme. "Quand vous entrez sur scène, vous vous retrouvez devant 10.000 personnes  extrêmement enthousiastes et votre esprit se vide quoi qu'il arrive", dit-il.

"Mais j'aurais essayé de délivrer le même message, à savoir que les gens n'ont pas à flatter les hommes politiques". Selon lui, "quel que soit le parti, on devrait juste évaluer le travail (du candidat) et juger en fonction".

"C'est comme ça qu'on fait dans la vie, dans tous les autres domaines, mais  parfois en Amérique, on devient gaga et on ne s'intéresse pas aux vraies valeurs", a-t-il poursuivi.