Cannes : l'enfance au cinéma

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 16/05/2011 à 10H08
Cannes : l'enfance au cinéma

Cannes : l'enfance au cinéma

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Avec "Le gamin à vélo" des frères Dardenne ou "Michael" de Markus Schleinzer, le Festival de Cannes , comme le cinéma en général, reflète une partie de la vie importante pour tout individu, celle qui, de l'enfance à l'adolescence façonne le futur adulte. Pour le meilleur ou le pire.

L'embarras du choix. Les films mettant en scène des enfants sont légions. On peut commencer par "Le kid" de Chaplin, avec l'amitié sans ambiguïté entre un vagabond et un gosse des rues. Pour des choix très personnels et dans tous les genres, on retiendra les rôles émouvants de Gavroche et Cosette, héros de la misère dans toutes les versions des Misérables. Il y aura le petit cinéphile de Cinema Paradiso aux côtés de Philippe Noiret. Le cinéma italien de l'après guerre a beaucoup utilisé les enfants, avec "Le voleur de bicyclette" ou avec "Allemagne année zéro" qui montrait les errances de petits survivants dans  Berlin dévastée par la guerre en été 1945. Le cinéma américain a lui aussi beaucoup illustré l'enfance. Oublions  les "maman j'ai raté l'avion" pour regarder des oeuvres de création comme "Le petit garçon aux cheveux verts" qui abordait le problème de la différence" ou le "Village des damnés". Dans ce dernier film, les enfants présentaient une menace directe pour la société. "Bugsy Malone", film noir de gangsters au temps de la prohibition était interprété uniquement par des enfant , et notamment la petite Jodie Foster. Les mitraillettes y crachaient des petits suisses...
Plus près de nous, Jodie Foster devenue adulte réalisait "le petit homme" autour d'un garçon élevé par sa seule mère. "Trois saisons" de Tony Buy, nous fait découvrir Saigon à la hauteur d'un petit cireur de chaussures là où, 35 ans plus tôt "Hoa Binh" le documentaire de Raoul Couttard nous projetait dans la guerre du Vietnam sur les traces de deux enfants.
Le cinéma français a eu ses "A nous les petites anglaises" mais surtout le film magnifique et trop peu connu de Jean Loup Hubert "Le grand chemin".
Et puisqu'il faut arrêter une liste, terminons avec "La vie est belle" le chef d'oeuvre d'humanité de Roberto Benigni. Au cinéma, comme dans la vie, les enfants sont témoins et acteurs du bonheur comme du malheur.
JF L
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