Cannes 2017 : les destins très animés des élèves de La Poudrière

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/05/2017 à 12H12, publié le 28/05/2017 à 11H31
En attendant le palmarès des courts métrages,  la réalisatrice Lucrèce Andréaé dessine son personnage de Pépé le morse sur une plage cannoise.

En attendant le palmarès des courts métrages,  la réalisatrice Lucrèce Andréaé dessine son personnage de Pépé le morse sur une plage cannoise.

© France 3 Culturebox

"Pépé le morse", c’est le titre du seul film d’animation présent en compétition officielle au 70e Festival de Cannes dans la catégorie courts métrages. Sa réalisatrice, Lucrèce Andréaé représente la France dans cette sélection. La jeune femme est une ancienne élève de La Poudrière, une école drômoise qui figure parmi les meilleures écoles de film d’animation au monde.

Ce dimanche  28 mai, c’est le cinéaste roumain Cristian Mungiu (Palme d’or à Cannes en 2007 avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours) qui remettra la Palme d’or du court métrage. Un prix très convoité : 843 cinéastes du monde entier ont envoyé leur court métrage en vue d’être sélectionnés pour la compétition officielle à Cannes. Au final, 9 films ont été retenus.

Une fable poétique

Parmi eux, celui de Lucrèce Andréaé intitulé "Pépé le morse". La jeune femme est la seule Française de cette sélection officielle mais également la seule réalisatrice à présenter un film d’animation. D’une durée de 13 minutes, "Pépé le morse" est une fable poétique qui parle de l’enfance et du deuil. C’est son premier court métrage professionnel. En 2011, la jeune femme avait décroché le prix spécial du jury au Festival d’Annecy avec "Trois petits points", son film de fin d’études.

Une des meilleures écoles au monde

S’il réussit à séduire le jury, ce sera une véritable consécration pour Lucrèce mais aussi pour La Poudrière, l’école qui l’a formée au cinéma d’animation. Basée à Bourg-Lès-Valence dans la Drôme, elle est la seule école française d'animation dédiée à la réalisation. Ici, on apprend à faire un film d’un point de vue artistique (scénario, dessin, son...) mais aussi économique avec tout ce qui concerne la recherche de financement, les droits d’auteur, les producteurs...
 
Cannes, une forme de caution

Qu’une ancienne élève soit retenue en compétition officielle à Cannes, c’est bien sûr une consécration et de caution pour l’école qui accueillent des étudiants du monde entier. En 2015, La Poudrière figurait d’ailleurs dans le Top 100 des meilleurs écoles d’animation au monde, un classement établi par le site anglophone Career Review.
 
L’école, à travers un de ses élèves, a déjà été récompensée à Cannes. En 2012, le fim d’animation Ernest et Célestine  de exemple Benjamin Renner  a reçu la mention spéciale du jury SACD à la Quinzaine des Réalisateurs. On peut également citer Rémi Chayé dont le film Tout en Haut du monde a reçu le Prix du public au festival d’Annecy en 2015.

Reportage : France 3 Rhône-Alpes - J. Sauvadon / L. Crozat / F. Gramond
Lucrèce Andréaé n’est pas la seule représentante de La Poudrière à Cannes. " A perdre haleine", le film de fin d'études de Léa Krawczyk (promotion 2016) a été retenu pour la 20e édition de la Cinéfondation. Créée sous l'égide du Festival de Cannes, cette sélection présente quinze à vingt courts et moyens métrages réalisés par des étudiants en école de cinéma du monde entier.

Cette année, parmi les 2 600 candidatures, 16 films ont été retenus, dont 14 fictions et 2 animations. Le palmarès a été dévoilé le 26 mai. C’est la Belge Valentina Morel qui remporte le premier prix avec "Paul est là". Viennent ensuite l’iranien Bajram et Bahman Ark avec "Heyvan" (AniMal) et "Deux égarés sont morts" réalisé par un étudiant français de La Fémis, Tommaso Usberti.