Béart, Bonnaire, Balibar : les actrices de Jacques Rivette lui disent adieu

Par @Culturebox
Publié le 05/02/2016 à 18H53
Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Beart et Jeanne Balibar à l'enterrement de Jacques Rivette le 5 février 2016

Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Beart et Jeanne Balibar à l'enterrement de Jacques Rivette le 5 février 2016

© PATRICK KOVARIK / AFP

Bulle Ogier, Emmanuelle Béart, Jeanne Balibar ou Sandrine Bonnaire: plusieurs de ses actrices ont dit adieu vendredi à Jacques Rivette, figure majeure de la Nouvelle Vague, décédé le 29 janvier.

Quelque 200 personnes, famille, proches ou collaborateurs, se sont réunies au cimetière de Montmartre autour du cercueil en bois brut, recouvert de tulipes de toutes les couleurs. Les actrices fétiches du réalisateur - Bulle Ogier, Jane Birkin, Sandrine Bonnaire, Emmanuelle Béart ou Jeanne Balibar - ont pris tour à tour la parole pour lui rendre hommage. Elles entouraient Véronique Rivette, l'épouse du cinéaste, et sa sœur Denise.

"Jacques m'a ouvert les portes du grand cinéma"

"Jacques m'a ouvert les portes du grand cinéma avec L'Amour fou (1968), qui a été mon premier film. Je crois que ce film en a rendu fous quelques-uns, et sa dame de coeur, qui était moi, aussi", a déclaré, émue, Bulle Ogier, qui a évoqué le souvenir de la première projection du film à laquelle elle avait été conviée en présence de Jean Renoir.

"Il m'a offert un très beau rôle", a témoigné Sandrine Bonnaire, qui avait joué dans son "Jeanne la Pucelle" (1994). "Il y a des rencontres, il y a des rôles marquants, des metteurs en scène marquants. C'est un tatouage pour moi, Jacques", a-t-elle ajouté.

"La fin d'un cinéma"

Pour Emmanuelle Béart, Jacques Rivette "avait cette façon particulière de ne pas essayer de vous changer, de vous déguiser. Il vous prenait comme vous  êtes". "C'est comme la fin d'un chemin, c'est la fin d'un cinéma ", a dit celle que Jacques Rivette avait magnifiée dans "La Belle noiseuse" (1991), film sur un peintre et son modèle, où l'actrice jouait aux côtés de Michel Piccoli.

           
Considéré comme un pilier de la Nouvelle Vague, Jacques Rivette a construit une œuvre très personnelle, basée sur l'idée que le cinéma  doit être une expérience.