Banderas chez Soderbergh : la bande-annonce

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 11/01/2012 à 17H15
Channing Tatum, Antonio Banderas, Steven Soderbergh, Gina Carano et Ewan McGregor à la première de "Haywire" le 5 janvier 2012 à Los Angeles

Channing Tatum, Antonio Banderas, Steven Soderbergh, Gina Carano et Ewan McGregor à la première de "Haywire" le 5 janvier 2012 à Los Angeles

© Picture Perfect / Rex F/REX/SIPA

Après le viral "Contagion", Steven Soderbergh vient de signer "Haywire", un film d'espionnage et d'action lorgnant du côté des années 70, où il dirige pour la première fois Antonio Banderas, après plusieurs rendez-vous manqués.

Le film, sort vendredi en Amérique du Nord et le 18 avril en France.  Il affiche un casting sexy, au côté de Banderas, avec les débuts à l'écran de la sculpturale championne américaine d'arts martiaux Gina Carano, entourée d'Ewan McGregor, Michael Fassbender, Channing Tatum et Michael Douglas.
 

Antonio Banderas s'est dit particulièrement heureux d'avoir enfin pu dire oui à un réalisateur dont il avait repoussé deux fois les avances, pour "Traffic" (2000) et la fresque sur Che Guevara "Che" (2008). "Steven Soderbergh est un grand admirateur du cinéma d'Almodovar, et comme j'ai fait plusieurs films avec lui, je pense qu'il était curieux de travailler avec moi", explique l'acteur à l'AFP dans la suite d'un hôtel de Beverly Hills.

Espionnage à la 70's
Dans "Haywire" (Détraqué), Banderas apparaît peu à l'écran, mais c'est lui qui tire les ficelles d'une intrigue mettant aux prises une mercenaire des services secrets américains (Gina Carano), pourchassée et menacée de mort par ses propres employeurs, entre l'Espagne, l'Irlande et les Etats-Unis. "Mon personnage est un homme qui observe beaucoup, parle peu, c'est le cerveau de l'histoire, en permanence à l'arrière-plan", selon l'acteur espagnol, rare acteur européenen, hors anglo-saxon a faire carrière à Hollywood.

"Haywire" renoue avec l'esprit des films d'espionnage des années 70, quand les combats corps-à-corps étaient encore réalistes et que les réalisateurs pouvaient filmer des plans longs sans avoir à les taillader au montage. "Il y a comme un désir rétro", remarque Banderas. "Peut-être Soderbergh épouvait-il une certaine nostalgie des sensations qu'il éprouvait comme spectateur dans les années 70".

Gina Carano dans "Haywire" de Steven Soderbergh

Gina Carano dans "Haywire" de Steven Soderbergh

© Relativity Media

"Quand je suis arrivé à Barcelone pour le tournage, je ne savais pas à quoi m'attendre, s'il allait être agressif ou difficile", raconte-t-il. Au final, rien de tout cela. "J'ai découvert une personne délicate et calme, qui travaille très vite, avec beaucoup d'assurance", dit-il. "Il filme juste ce qu'il faut, comme s'il montait le film au moment du tournage".

Plus Woody Allen qu'Almodovar
Quant à sa direction d'acteur, elle lui a rappelé celle, minimaliste, de Woody Allen, avec qui il avait travaillé sur "Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu" (2010) : "Peu de prises, très peu de répétitions et d'indications". "La sensation que j'avais, c'était d'être en face d'un musicien de jazz. La partition est écrite, mais il s'en empare et improvise autour", explique-t-il.

Rien à voir avoir Pedro Almodovar. "Leur manière de travailler est diamétralement opposée. Pedro est incroyablement exigeant et précis dans ce qu'il fait. C'est comme s'il peignait son film. Avec lui, le travail consiste à rendre naturelle l'immense quantité d'informations qu'il donne", observe-t-il.

"La seule chose qu'ils ont en commun, c'est de faire les choses qu'ils veulent, comme il veulent. Et à notre époque, cela n'a pas de prix", dit-il