« Zarafa » : une girafe pas comme les autres

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 07/02/2012 à 17H30
"Zarafa" de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie

"Zarafa" de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie

© Pathé Distribution

Film d'animation de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie (France), avec les voix de Max Renaudin, Simon Abkarian, François-Xavier Demaison, Vernon Dobtcheff, Roger Dumas (II), Ronit Elkabetz, Mohamed Fellag, Déborah François - 1h18 - Sortie : 8 février

L'histoire : Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X.
 

Une histoire d’exception
Signé à quatre mains, « Zarafa » est le quatrième film de Rémi Bezançon (« Le Premier jour du reste de ma vie », « Un heureux événement »), mais sa première expérience dans le domaine de l’animation. Son coauteur, Jean-Christophe Lie, est, lui, un vieux routier dans le domaine, ayant travaillé sur « Le Bossu de Notre-Dame » des studios Disney, avec Sylvain Chomet sur « Les Triplettes de Belleville » et Michel Ocelot sur « Kirikou et les bêtes sauvages ». « Zarafa » s’avère une magistrale réussite de l’école française de l’animation.

Sortant pour les vacances scolaires de février, « Zarafa » est LE film d’animation à ne pas rater. D’abord pour son sujet, qui retrace l’histoire vraie de Zarafa, la première girafe à avoir foulé le sol français en 1826 sous Charles X, en rejoignant le tout récent Jardin des Plantes à Paris. Ensuite pour la fiction qu’a inspirée cette histoire qui aurait pu passer à la trappe, avec des personnages bigarrés et attachants : Maki, petit garçon de 10 ans, protecteur de Zarafa ; Hassan, prince du désert, qui a capturé l’animal ; Malaterre, aéronaute émérite qui embarque tout le monde dans sa nacelle ; ou Bouboulina, la femme pirate…

Animation traditionnelle
Le scénario est bourré de trouvailles. Depuis le lancement du récit par un vieux sage sous un baobab, à sa conclusion que l’on se gardera de dévoiler. En passant par des aventures épiques, du Soudan jusqu’à Paris, via un bateau pirate, Marseille et les Alpes enneigées… Un merveilleux sens du récit respecte l’histoire de Zarafa (comme la « girafomania » qu’elle déclencha), tout en évitant d’être mièvre et sans ignorer d’exposer les épreuves, parfois cruelles.

Paris en 1826 dans "Zarafa" de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie

Paris en 1826 dans "Zarafa" de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie

© Pathé Distribution

« Zarafa » recèle par ailleurs le charme incomparable que procure l’animation traditionnelle en 2D, sans faire appel, de sa conception à sa réalisation, à l’ordinateur. Il en résulte une beauté visuelle pleine de chaleur dans ses matières et couleurs, en rupture avec la froideur numérique. Les décors sont de ce point de vue époustouflants et les personnages plein de charme. Magnifique.