Subventions en baisse : 15 scènes nationales lancent un appel

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/03/2012 à 15H10
Le théâtre des Amandiers de Nanterre

Le théâtre des Amandiers de Nanterre

© David-Ulrich Jurquet / AFP

Quinze théâtres subventionnés d'Ile-de-France dénoncent la baisse de leurs subventions publiques, qui se monte selon eux à plus de six millions d'euros en sept ans. A quelques mois des élections présidentielle et législatives, ils appellent les "pouvoirs publics et nos futurs représentants" à "s'engager pour le développement du service public de la culture".

Selon eux, la stagnation des subventions  de fonctionnement, qui appauvrissent les théâtres, "fragilise les artistes et les compagnies". Ces structures sont également touchées par la réduction des budgets culturels de nombreuses collectivités locales". Selon eux, 30% des départements ont baissé leurs subventions à la culture en 2011.

Parmi ces institutions figurent notamment le Théâtre Nanterre-Amandiers, la Maison de la Culture de Bobigny et le Theâtre de la Commune d'Aubervilliers.

Ces théâtres attirent 500.000 spectateurs par an à prix serrés
Faisant le bilan de leur action entamée il y a 50 ans au profit de la démocratisation artistique et culturelle, ils indiquent que chaque saison plus de 1.500 représentations rassemblent plus de 8.000 artistes et plus de 500.000 spectateurs en Ile-de-France.

Ces scènes produisent plus de 60 spectacles par an et réalisent près de 1.000 actions culturelles et plus de 20.000 heures d'intervention artistique. Les prix des places, soulignent-ils, vont de 5 euros pour les enfants à 10 euros en moyenne pour les adultes, des tarifs qui ne peuvent être augmentés en raison de la paupérisation des classes moyennes.

"La fréquentation de nos structures est en augmentation, mais pour combien de temps, si nous devons réduire les programmations ?", s'interrogent-ils.

Les représentants de ces théâtres d'Ile-de-France, qui considèrent la culture comme "un bien commun", déplorent, en outre, le gel budgétaire de 6% sur le budget de la culture en 2012 et demandent le retrait du collectif budgétaire qui prévoit des amputations importantes, notamment sur l'action culturelle.