Disney ressuscite Kermit la grenouille et les "Muppets" sur grand écran

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 21/11/2011 à 13H04
Kermit dans "Muppets", le film du britanique James Bobin qui doit sortir au printemps 2012 en France

Kermit dans "Muppets", le film du britanique James Bobin qui doit sortir au printemps 2012 en France

© Bande annonde/Studios Disney

Après une longue traversée du désert, Kermit la grenouille, Miss Piggy et toute la ménagerie des "Muppets" sont de retour au cinéma grâce aux Studios Disney, dans un film qui a su résister à la mode envahissante de la 3D et rester proche de l'esprit originel de la série.

Les marionnettes inventées par l'américain Jim Henson, décédé en 1990,  n'avaient plus connu les honneurs du grand écran depuis 1999, avec "Les Muppets  dans l'espace", derniers feux d'un succès mondial acquis grâce au "Muppet  Show", qui fit les beaux soirs de la télévision dans les années 70 et 80.

 

Toujours à l'affût de personnages populaires déclinables sur petits et grands écrans, dans ses parcs d'attraction et en produits dérivés, Disney avait  racheté les droits des Muppets en 2004, avec l'objectif de rendre aux  marionnettes leur succès d'antan... et leurs confortables revenus.

Sortie dans les salles françaises prévue au printemps  2012

Le film "Les Muppets", Acte I de cette reconquête annoncée, sort mercredi  sur les écrans nord-américains (au printemps 2012 en France), pour coïncider  avec le long week-end de Thanksgiving, grande fête familiale aux Etats-Unis.

Ecrit par Jason Segel et Nicholas Stoller -auteurs du très drôle mais  beaucoup moins familial "Sans Sarah, rien ne va!" en 2008 -, le film met en  scène Walter, un "muppet" qui convainc Kermit de remettre en selle le "Muppet  Show" dans son théâtre historique, pour sauver ce dernier de la démolition.

Le film, interprété par Jason Segel et Amy Adams, est réalisé par le  Britannique James Bobin, dont c'est le premier long métrage.

Fan de la première heure des Muppets, James Bobin a accepté le projet parce que "tout le monde  était d'accord pour faire un film le plus traditionnel possible".

Pas d’effets spéciaux ni de 3D

Le réalisateur a voulu « rester fidèle aux marionnettes, car elles sont le cœur du film (…) La 3D n'a jamais été une option, ce n'était pas sur la table, on n'en a  jamais parlé (…) L'objet doit se suffire à lui-même et l'objet,  ici, c'est une simple main glissée dans une marionnette".

Le réalisateur a travaillé avec des vraies marionnettes et leurs marionnettistes. "Cela offrait une matière passionnante, avec de  multiples possibilités d'improvisation".

L'équipe du film a également tenu à se plier aux traditions bien établies  par le "Muppet Show" et les film qui ont suivi, notamment l'apparition de stars  invitées, les nombreux numéros musicaux, et l'humour bien particulier de Kermit  et de ses compagnons.

James Bond en Guest star

 

"J'ai toujours adoré ça", affirme James Bobin. "Les blagues qui s'enchaînent sans arrêt, c'est une forme de comédie que l'on a perdu ces  dernières années aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, où l'on cherche plutôt à  faire rire avec des dialogues ou des répliques ciselées".

Garder l'esprit d'une série optimiste et grand public

Pour le cinéaste, le "Muppet Show" a révolutionné la télévision. "C'était  un programme qui n'était pas que pour les enfants. Tout le monde pouvait le  regarder et y trouver un intérêt", dit-il. "Et sans les Muppets, on n'aurait  probablement jamais eu Les Simpsons ni certains films de Pixar".

"C'est aussi une série qui véhiculait des valeurs d'espoir et d'optimisme. Et aujourd'hui, ça ne peut pas faire de mal", observe-t-il.