Chants diphoniques de Mongolie : de père en fils

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 15/03/2010 à 16H47
Chants diphoniques de Mongolie : de père en fils

Chants diphoniques de Mongolie : de père en fils

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Deux artistes au talent exceptionnel venus faire une démonstration le 11 février 2010 à Rennes. Des chants diphoniques en harmonie avec la nature et qui se transmettent de père en fils depuis des générations par voie orale.

Le "chant diphonique" est un terme générique qui définit toute pratique vocale d'une seule personne superposant volontairement deux sons simultanément avec leur voix.
Tserendavaa est l'un des plus grands maîtres actuels de cette technique vocale si singulière.
Ce chanteur de xöömij (ce terme signifie littéralement "pharynx") est également berger nomade. Il vit dans la région de Chandman où il est né en 1955. Une région longtemps qualifiée de "berceau du xöömij" car c'est ici que sont nés quelques-uns des meilleurs chanteurs de la discipline et c'est de là que la diphonie s'est développée dans le tout le pays avant de conquérir le monde, comme l'a fait Gengis Khan. Tserendavaa pratique sept types de xöömij qu'il a transmis progressivement à son fils Tsogtgerel. Un enseignement qui se fait uniquement par l'écoute et l'imitation. Tsogtgerel est reconnu dès l'âge de 16 ans, comme jeune virtuose par la communauté des chanteurs diphoniques de sa région. Sa famille l'envoie à l'université d'Art et de Culture d'Oulan Bator apprendre le xöömij avec un autre maître. Aujourd'hui agé de 20 ans, il accompagne son père. C'est donc deux grands chanteurs de xöömij que Rennes accueille aujourd'hui.