Cannes dans les starting-blocks

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 16/05/2012 à 00H55
Bérénice Bejo, maîtresse de cérémonie du 64e Festival de Cannes devant les photographes le 15 mai 2012

Bérénice Bejo, maîtresse de cérémonie du 64e Festival de Cannes devant les photographes le 15 mai 2012

© LOIC VENANCE/AFP

Le tapis rouge n’est pas encore posé, que, déjà, autour du palais des festivals, c’est l’effervescence. On arrive de partout ; télés, radios, journaux du monde entier sont là. Le Festival de Cannes est en effet le deuxième événement médiatique mondial, après les Jeux Olympique. Deuxième, oui, mais, lui c’est tous les ans.

C’est Bérénice Bejo qui officie ce mercredi soir à partir de 19h15, en tant que maîtresse de cérémonie, à l’ouverture du bal… et des hostilités. Nanni Moretti présentera son jury avant la projection du film d’ouverture, « Moonrise Kingdom » de Wes Anderson qui, fait assez rare pour une œuvre ainsi positionné, est également en compétition officielle. Moretti a d’ores et déjà fait savoir que sa présidence du jury sera des plus sérieuses et qu’on n’allait pas rigoler tous les jours…Chiche !

Après un 64e festival en 2011 qui restera dans les mémoires comme l’un des meilleurs de ces dernières années, les festivaliers s’attendaient à une petite baisse de qualité dans la sélection. Ce n’est visiblement pas le cas, du moins sur le papier. Et cela met au moins le sourire aux lèvres. Comme le fera sans doute le film de Wes Anderson qui s’annonce assez azimuté.
 

Wes Anderson, Jacques Audiard, David Cronenberg, Ken Loach, Alain Resnais, Leos Carrax, Andrew Dominic, Michael Haneke, Abbas Kiarostami, Cristian Mongiu, Walter Salles… Bruce Willis, Frances McDormand, Edward Norton, Bill Murray, Brad Pitt, Marion Cotillard, Eva Mendes, Robert Pattinson, Nicole Kidman… : cela promet de belles montées des marches.

…Et de bons films. Si les Cassandres reprochent au Festival de faire revenir souvent les mêmes cinéastes, le directeur délégué Thierry Frémaux leur répondait lors de l’annonce de la sélection officielle en avril qu’il s’agit de grands cinéastes et qu’il est bien difficile de s’en priver à Cannes. C’est ignorer également qu’ils se trouvent aux côtés de jeunes réalisateurs qui font leurs premières armes. Une alchimie qui participe de la magie Cannes.