Visitez Lascaux 4 avec Simon Coencas dernier découvreur de la grotte

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/09/2016 à 10H47
Simon Coencas visite émerveillé Lascaux 4 avec sa petite fille

Simon Coencas visite émerveillé Lascaux 4 avec sa petite fille

© France 3 / Culturebox

Le 12 septembre 1940, Simon Coencas découvrait par hasard la grotte de Lascaux avec une bande de copains. 76 ans plus tard, dernier découvreur encore en vie, il nous fait visiter Lascaux 4 le nouveau fac-similé de la grotte qui doit ouvrir ses portes au public au mois de décembre.

La démarche est un peu hésitante mais le vieux monsieur qui s'avance au bras de sa petite fille dans Lascaux 4  a les yeux qui scintillent comme il y a 76 ans quand il a découvert avec trois copains le site pariétal le plus célèbre au monde.

Comme tous les ados de leur âge, Marcel Ravidat, 18 ans, Jacques Marsal, 15 ans, Georges Agniel, 16 ans et Simon Coencas, 13 ans étaient, ce 12 septembre, une fois de plus, en quête de trésor. Ce qu'ils allaient découvrir ce jour là va au bien au delà : "Cétait comme tomber sur une mine d'or" se souvient Simon Coencas le dernier survivant des quatre inventeurs de Lascaux.
"On avait des bougies, il y avait des ombres c'était merveilleux", se souvient Simon Coencas qui a l'impression de se retrouver dans la vraie grotte tant le fac-similé de Lascaux 4 est fidèle à la grotte interdite au public depuis 1963.

Reportage : P. Justice / J.-M. Mier / M. Gualandi / A. Gordon-Gentil

Après Lascaux 2 et l'exposition itinérante Lascaux 3, Lascaux 4 va ouvrir ses portes le 15 décembre prochain. Le Centre pariétal offrira au regard des visiteurs 900m2 de fresques reconsituées grâce à la 3D.

Lascaux, incroyable chantier au termps de la Préhistoire

Il y aura aussi une salle dédiée spécialement aux peintures difficilement accessible aux visiteurs car réalisées à 5 mètres de hauteur .
"Il faut imaginer qu'à l'époque, les peintres de la Préhistoire travaillaient avec des échaffaudages rudimentaires, des installations qui leur ont permis de travailler en hauteur" souligne Francis Ringenbach le directeur artistique de l'atelier facsimilé.
C'est bien la preuve qu'à l'époque il y a eu un véritable chantier dans cette grotte comme le confirme l'archéologue Jean-Pierre Chadelle :

On ne réalise pas des fresques comme cela sans toute une organisation sociale. Tous ces colorants ont été récupérés dans la nature, conservés, déplacés avec les gens. On n'a pas de lumière; il faut s'éclairer en permanence. C'est donc tout un chantier et toute une anticipation


Tout le génie des peintres de la Préhistoire sera à découvrir au Centre d'Art Pariétal de Montignac à partir du 15 décembre 2016