Virgin Stores placé en redressement judiciaire

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 14/01/2013 à 15H27
L'entrée du Virgin Megastore des Champs-Elyséees

L'entrée du Virgin Megastore des Champs-Elyséees

© Lionel Bonaventure / AFP

Le tribunal de commerce de Paris a rendu sa décision ce lundi après-midi : le distributeur de biens culturels Virgin Stores est placé en redressement judiciaire avec une période d'observation de 4 mois.

Le tribunal a désigné Me Philippot en tant qu'administrateur judiciaire et Me Levy en tant que mandataire. Le distributeur, victime notamment de l'effondrement des marchés physiques des produits culturels (disques, DVD...), compte 26 magasins et un millier de salariés.

Deux possibilités s'offraient aux juges : soit placer Virgin en redressement judiciaire avec une période d'observation pouvant aller jusqu'à six mois et la nomination d'un administrateur, soit prononcer la liquidation judiciaire, ce qui signifierait la mort de l'entreprise.

Virgin va pouvoir explorer "différentes pistes"
La direction de Virgin a déposé le bilan mercredi dernier, 9 janvier, auprès du tribunal de commerce de Paris. Virgin, qui espérait cette procédure de redressement, a expliqué que celle-ci permettrait à la direction "de rechercher différentes solutions".

"C'est une nouvelle que nous attendions. Nous allons travailler avec l'administrateur judiciaire pour explorer différentes pistes", a indiqué la  présidente du directoire de Virgin, Christine Mondollot, à l'issue de  l'audience.

"Seuls, nous n'étions pas capables de trouver une solution", a-t-elle  estimé. "Les salariés peuvent espérer qu'on trouve la meilleure solution pour  qu'ils gardent leurs emplois dans la société", a poursuivi la présidente du groupe qui compte 26 magasins et un millier de salariés.

Mme Mondollot n'a pas confirmé les informations de presse selon lesquelles le réseau Cultura, spécialiste des loisirs créatifs, aurait manifesté son  intérêt pour une reprise partielle ou totale de l'activité de Virgin.

Virgin est détenu à 74% par Butler Capital Partners (BCP) et à 20% par  Lagardère.