Street-Art Fest : carte blanche aux artistes de rue à Grenoble

Par @Culturebox
Publié le 21/06/2017 à 17H16
Street Art Fest 2017 © Street-Art Fest / Andrea Berlese

Ils ont envahi les rues de l’agglomération grenobloise depuis une dizaine de jours. Un terrain de jeu de plus de 2000m² est proposé aux street-artistes de tous bords à l’occasion du "Street-Art Festival 2017" de Grenoble, qui se poursuit jusqu'au 25 juin. Bombes de peinture et masques à gaz sont de sortie.

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Depuis le 7 juin 2017, plus d'une centaine d' oeuvres de street-art ont fleuri dans Grenoble et son agglomération à l'occasion du "Street-Art Fest". A l'origine du projet, Spacejunk Art Center qui souhaitait travailler dans la continuité des valeurs véhiculées par cet art : générosité, partage, offrant au passage la possibilité de découvrir la ville autrement. 

Reportage France 3 Alpes D. Borrelly  / F. Ceroni / M. Ducret


Un festival qui fait rayonner Grenoble à l’International

L’une des clefs de ce festival était de valoriser le patrimoine local  à travers les arts de la rue. Pour cette troisième édition, ce sont plus de cinquante artistes de tous horizons qui ont fait le déplacement. Des têtes d’affiches nationales comme Seth, présent à Lyon au récent Walls Drawing au Musée d’Art Contemporain, revient dans la région. Avec son style caractéristique basé sur la représentation de figures enfantines connectées au monde cruel qui les entoure.
Seth a pu bénéficier de deux façades parallèles. 

Seth a pu bénéficier de deux façades parallèles. 

© Street-Art Fest


Le festival permet aussi de découvrir des artistes étrangers. Le continent américain est très bien représenté. De même que l’Asie. Daleast (Chine), qui s'est  spécialisé dans la représentation des animaux, a rejoint l’aventure quelques semaines avant le début de la manifestation.
 

Spécialiste des animaux, Daleast a peint une nuée d'hirondelles.

Spécialiste des animaux, Daleast a peint une nuée d'hirondelles.

© France 3 / Culturebox

Bestionari One, alias Alex Beston, d’origine russe, s’est pris d’affection pour Grenoble. Féru de symbolisme, il s’est plongé dans l'histoire de la ville pour trouver l’inspiration. C’est finalement le combat entre le lion et le serpent (la ville grenobloise est figurée sous les traits d’un lion qui terrasse un serpent qui lui, représente le Drac, l’affluent qui traverse l’agglomération) qui a nourri sa création. 

Symboliste, Bestiari One s'est plongé dans l'histoire grenobloise pour réaliser sa fresque. 

Symboliste, Bestiari One s'est plongé dans l'histoire grenobloise pour réaliser sa fresque. 

© France 3 / Culturebox


Engagement, figuration, symbolisme, il y en a pour tous les goûts

Les organisateurs ont mis plus d’un an pour repérer les lieux intéressants et potentiellement recouvrables par les artistes. Il a fallu ensuite joindre les propriétaires qui se montraient pour la plupart, ravis de l’initiative. Car cet évènement se décline sur plusieurs supports. Pans entiers de murs, façades d’habitations mais aussi devantures de boutiques. 

Pour permettre une créativité maximale et proposer une grande variété d’œuvres, carte blanche a été donné aux participants, faisant jaillir une pluralité de styles. Truly Design (Italie) qui excelle dans l’anamorphose (trompe l’œil et dessins en 3D) vient côtoyer les figures engagées du collectif français RNST. 
 

RNST utilise le pochoir et la sérigraphie pour interpeller sur l'actualité. 

RNST utilise le pochoir et la sérigraphie pour interpeller sur l'actualité. 

© France 3 / Culturebox

 

Une rame de tramway entièrement graffée

Toujours dans une volonté d’ouvrir ce monde de la street-culture, ateliers, conférences et projections de films ont émaillé le festival. 
Le Street Art Fest n'a pas manqué de faire la part belle aux graffeurs locaux en leur offrant un support pour le moins inattendu: le tramway. C’est Etien et Nasde qui ont eu la chance de repeindre à leurs couleurs une rame entière qui circule désormais à Grenoble. 

Avec la multiplication des évènements organisés autour de cette culture, le street-art touche de plus en plus de monde et va continuer à vivre au sein de la ville au Lion et au serpent. En mai 2016, un appel aux dons avait été lancé pour sauver la fresque d’Ernest Pignon-Ernest, l’un des pionniers du mouvement en France. En un mois, la somme demandée a été dépassée. Bombes, pochoirs, collages ont encore de bons jours devant eux à Grenoble.