Le graff sur cellophane de Kanos et Astro

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/09/2015 à 16H07
Astro et Kanos ont convié les habitant de Compiègne à tester leur CelloGraff grandeur nature

Astro et Kanos ont convié les habitant de Compiègne à tester leur CelloGraff grandeur nature

© France 3 / Culturebox

Connaissez-vous le cellophane, ce film plastique transparant qui sert généralement à emballer les restes alimentaires ? Kanos et Astro deux street artistes de la région parisienne proposent aujourd'hui de colorer la ville grâce à leur procédé inédit : le CelloGraff. A Compiègne, les habitants du centre ville ont inventé un paysage éphémère.

Originaires de la banlieue parisienne, Kanos et Astro créent leurs graffs sur un support inhabituel et éphémère : le CelloGraff. Un procédé inédit qu'ils ont inventé en 2009 et qui consiste à graffer sur du papier cellophane des oeuvres d'art éphémères. Invités par le comité de commerçants du centre ville de Compiègne, les deux artistes aidés par les habitants ont donné de nouvelles couleurs aux rues piétonnes.  

Reportage : S. Madej / E. Gouveiha Vermelo / L. Ségala

Le Cellograff conceptuel et consensuel

La principale préoccupation de Kanos se trouve au cœur de la ville, là où les codes se percutent, se recouvrent et disparaissent. La rue digère tout et revêt différentes apparences au cours du temps. Pour le street-artiste, cette manière d'aborder le graff c'est aussi "montrer qu'on peut créer sans aller contre le bon fonctionnement de la ville. Ici on vient créer notre support qui est éphémère. Le Cellograff c'est à la fois conceptuel et consensuel", assure-t-il
CelloGraff à Fontenay

CelloGraff à Fontenay

© Kanos

Le cellograff, un art éphémère

Le principe du CelloGraff est simple et éphémère : graffer sur des supports créés de toutes pièces grâce un rouleau de 300 mètres de cellophane. Alors que le street art reste sur les murs, les cellograffs s'envolent comme par enchantement. Plus question de reléguer les oeuvres dans des galeries ou des musées comme c'est le cas depuis quelques années. Le street art revient à ses origines... la rue. Et pour ne pas tomber dans l'oubli, la vie des oeuvres se prolonge sur le web à travers des photos et des vidéos.

-> A lire cet article du Monde sur le CelloGraff de Kanos et Astro lors du Villette Street Festival