Festival K-Live : quand le street art s'expose au MaCO, "Musée à Ciel Ouvert" de Sète

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/09/2017 à 20H03, publié le 06/09/2017 à 19H37
Une œuvre de street art sur un mur de Sète

Une œuvre de street art sur un mur de Sète

© France 3 Culturebox

Dans le cadre du festival K-Live, la ville de Sète élargit cette année encore son MaCO, comprenez son Musée à Ciel Ouvert. Des street artistes sont appelés à décorer des murs de la ville ou des objets du mobilier urbain. Des liens se sont noués avec les Sétois dont certains ont servi l'inspiration des créateurs.

Si le street art a envahi nos villes, il n'est pourtant pas du goût de tous, certains citoyens estimant qu'on leur impose des oeuvres qu'ils n'ont pas choisies et que la place de la création est dans les musées.

Le MaCO, Musée à Ciel Ouvert, c'est la ville elle-même

A Sète, la municipalité a pris le pari que ses citoyens adopteraient les oeuvres de leur MaCO. En fait, le MaCO, ou Musée à Ciel Ouvert, c'est la ville elle-même. Dans le cadre du festival K-live qui se veut un pont entre les arts urbains, les arts plastiques et les musiques actuelles, des artistes de rue sont conviés à réaliser une oeuvre. Elle prendra pour support un mur aveugle ou des objets sans grâce du mobilier urbain. Au fil des éditions, les plus grands noms du street art sont venus travailler à Sète. Parmi eux C 215, M. Chat, Julien Seth Malland, Bault et Stew ou Clet Abraham.

Reportage : France 3 Languedoc-Roussillon C. Monteil / F. Jobard / S. Plessis
C'est ainsi que depuis 2008 et au fil des années, la ville s'est enrichie de portraits, d'allégories, de scènes sorties de l'imagination des artistes. A l'heure où le street art gagne les galeries et les musées, Sète a compris qu'un geste artistique n'est jamais mieux mis en valeur que dans le milieu qui l'a sucité, elle a donc transformé ses rues en musée... du street art !

Et les Sètois se sont habitués à vivre dans un musée. Si il arrive encore qu'une oeuvre choque ou surprenne, les artistes ont su le plus souvent se faire accepter et ainsi faire accepter leurs oeuvres en travaillant en osmose avec la population de "l'ïle singulière", comme le poète Paul Valéry aimait à surnommer sa ville natale.